Haustlǫng -Longue louange

1. Comment devrais-je payer
de bonnes récompenses
pour ériger un pont
sur les murs de guerre
— — — — — —
pour Þórleifr ?
Je peux voir le parcours de trois dieux audacieux,
et de Þjazi,
sans leur habituelle confiance, sur le joyeux
bord du navire de bataille.

2.1 Des conteurs de sagas fila
le loup (ulfr) des Dames2 à leur rencontre
sous la forme d’un vieux gemlir
non sans fracas tout récemment ;
l’aigle s’est posé là où les Æsir,
ont autrefois apporté la nourriture de Gefnar (la donatrice d’or)
(Le géant n’a pas été considéré comme un lâche) sur le bouillon [le champ de bataille]. »

3. Difficile-à-percer3 était aux puissances-divines4
le renne-rusé5 entre ses os;
que chanta l’ornementateur des haftar (attaches) [?]
le maître casqué6 [dit] qu’il y avait là quelque cause. ;7
le grand parleur [Þjazi] a commencé à parler
sur le sujet de la femme des champs de bataille [valkyrie]
(l’ami d’Hœnir n’était pas fidèle à lui-même) de son perchoir sur l’ancien frêne.

4. Le hurleur des montagnes [Þjazi] a demandé à Fet-Meili [Le pas de Meili Hœnir] de partager le remplisseur
(qu’il a obtenu) des saint récipients
(l’ami du dieu corbeau [Wotan] a soufflé) ;
le fier au combat [Þjazi] a fait descendre ses chars
là où les rusés défenseurs des dieux
étaient partis. [Þjazi a rejoint les Dieux à leur table]

5. Rapidement, le seigneur de la terre [Þjazi]
a demandé au fils de Fárbauti [Loki] et à Vár
de partager le baleine de la corde tonnante [le repas sur la broche] avec ses sujets,
de manière digne ;
et le rusé, bien informé,
a astucieusement placé cela
à partir du large plateau,
levant quatre parties de la cargaison des dieux.

6. Et plus tard, de manière cruelle,
le père affamé de Marnar8 [Þjazi](c’était il y a longtemps),
a dévoré le bœuf assis sur les racines du chêne,
avant que le profondément pensif,
le plus cruel des ennemis des champ,
le dieu aux larges épaules, ne plonge sa lance de haut en bas, frappant avec force l’ennemi entre les épaules.

7. Alors fut capturé par son tuteur
le fardeau du bras de Sigvin [Loki],
que tous les dieux ont vu enchaîné,
par le dieu du ski [Þjazi], dans des liens ;
sur le robuste bâton [Loki] fut lié vers
le bruyant monde des géants
et les mains du fidèle ami d’Hœnir
furent attachées à l’extrémité de la perche.

8. Avec le géant savant,
le dieu chanceux a navigué [de par le ciel] sur une longue route,
lié sur le clou sanglant, jusqu’à ce que le père du loup [Loki] soit près de se déchirer en deux ;
alors le confident de Thor [Loki],
accablé et épuisé par son propre poids,
suppliait désespéré,
implorant pour la paix du monde,
cherchant la clémence auprès du compagnon de Midiung [Þjazi].

9. Le descendant de Hymir [Þjazi]
ordonna au remueur de récits [Loki], accablé de douleur, d’amener la jeune femme qui connaissait le remède à la vieillesse des Æsir [Idunn].
De par le voleur de la ceinture [Loki],
du collier de la déesse des Brísings,
elle arriva ensuite du banc de Brunnakr,
dans les enclos de la cours du rocher de Niðaðr.

10. Les charpentiers de navires raides en furent alors affligés ;
Car Ið [Idunn] était chez les géants
nouvellement arrivée du sud [d’une certaine forêt];
toutes les familles d’Ingi-Freyr étaient attentives au Thing,
(ils étaient plutôt) et chevelus
(la mine basse) et puis vieux.

11. Jusqu’à ce que les chiens des cadavres[Ceux qui ne peuvent traverser Thund] de la mer agitée [mer céleste autour d’Asgard] trouvent
l’arbre souffrant de la mer [Yggdrasil] et s’y lient [réussissent à traverser Bifrost] ;
‘Tu seras piégé, à moins que, par des ruses,
tu ne ramènes la jeune fille célèbre [Idunn], Loki,’ dit le courroucé [Thor],
‘élargissant la joie des dieux.’

12. J’ai entendu dire ainsi que, par la suite,
le trompeur des jeux des Æsir [Loki]
a suscité la défiance d’Hœnir
en volant, métamorphosé par la peau de faucon [empruntée à Freyja],
a changé la déesse [Idunn] en noix,
s’envolant avec elle dans ses serres,
le père[de la noix, Loki] avide comme l’aigle [Þjazi, avide comme un géant], fut poursuivi par le père de Marnar.

13. Rapidement, ils ont pris feu,
ces bâtons des divinités majestueuses,
Écorchés et enflammés par les dieux puissants,
Un brasier puissant en est surgi,
Et le fils du prétendant de Greip [Þjazi] a été consumé.
Un tournant abrupt a marqué son destin [sa fin].
Cela semble peu face aux montagnes de la terre des Finns,
Et encore moins que le pont de la biche des Finns.
Je suis reconnaissant pour ce bouclier, la falaise tremblante des frontières,
Orné de figures terrifiantes, un cadeau de Þórleifr.

[Thor est en route pour aller combattre Hrungnir]
14. Avant cela, marquée sur l’anneau mystérieux, [le bouclier que doit tenir le poète]
la peur des géants, pressante et imminente,
a été poussée vers la tombe de Grjótún de par le marteau ;
Le fils de Jörð [Thor],
seigneur du tonnerre,
s’est avancé vers le tumulte du fer [la bataille].
Et sous lui, le sol a tremblé,
résonnant du tonnerre céleste,
La colère a enflé dans le cœur du frère de Meili [Thor],
Alors que la voie de la lune [le ciel] s’étendait majestueusement sous ses pas.

15. Le sanctuaire des puissants dieux, commença à brûler [en raison du char],
à cause du beau-père d’Ull [Thor],
et la terre en bas était battue par la grêle,
quand le seigneur de la mer [céleste], a avancé ses chèvres rapides,
vers la rencontre avec Hrungnir.
La veuve de Svolnir [Jörd, la Terre], s’en est presque fendue en deux. [Svolnir: Wotan]

16. Le frère de Baldr [Thor] fut secoué,
par le tumulte du rocher [de Hrungnir],
fendu en deux par le choc du marteau,
les montagnes tremblèrent, les rocs se fracassèrent,
le ciel supérieur s’embrasa,
sous les yeux ébahis des hommes ;
J’ai entendu dire que les sombres coursiers de Haki [les chevaux du chariot de Hrungnir]
reculèrent violemment devant la menace,
lorsque le géant, armé de sa pierre,
a affronté son destin,
et rencontré son meurtrier.

17. Rapidement, le gardien des montagnes [Hrungnir] s’est envolé [après avoir reçu le coup de marteau],
les liens [Aesir] en étaient la cause
– sous le bouclier glacial,
glissant rapidement sur le gel des pentes, comme l’ont décidé les Díses [les Valkyries] ;
le troll des rochers [Hrungnir],
n’a pas attendu longtemps,
à l’endroit du combat sous le dur coup [de Thor],
le secret du nez du troll [son point faible],
était connu et il ne pouvait pas échapper longtemps,
au coup rapide de la part du puissant ami démolisseur de la multitude [Mjöllnir].

18. Le diviseur des flots [Thor] a fait tomber,
le fardeau bruyant [Mjöllnir],
sur le bruyant et impétueux [Hrungnir],
sur l’île du bouclier [la délimitation du terrain pour l’affrontement] ;
là, le seigneur des ravins [Hrungnir] s’est effondré
sous le coup aiguisé du marteau,
alors que le briseur des montagnes [Thor] a repoussé,
l’imposant ennemi [Hrungnir].

19. Les armes durement entrechoquées,
du duel convoqués par Vingnir [Thor],
a sifflé dans la crête du crâne,
avec violence, contre le fils de Grund [Thor, Grund : Jörd].
Là, il est tombé, et dans la tête
du fils d’Odin [Thor] indemne,
un morceau de la pierre du géant s’est fracassé,
restant coincé, couvert du sang d’Einriði.

20. Jadis, depuis les pentes inclinées [labourée par Gefjun],
de la mer houleuse
la haute fille de Gefjun,
n’ait guéri le Dieu furieux,
de son rouge fardeau de rouille [se référant probablement à la pierre incrustée dans la tête de Thor].
Clairement, je vois dans le jardin de Geitir,
les traces de ces événements.
Je suis reconnaissant pour le bouclier,
orné de figures tremblantes, donné à Þórleifr.



1. Hvé skalk góðs at gjǫldum
gunnveggjar brú leggja
— — — — — —
raddkleif at Þórleifi.
Týframra sék tíva
trygglaust of far þriggja
á hreingǫru hlýri
hildar fats ok Þjaza.

2. Segjǫndum fló sagna
snótar ulfr at móti
í gemlis ham gǫmlum
glammi ó fyr skǫmmu;
settisk ǫrn, þars æsir,
ár (Gefnar) mat bǫ́ru
(vasa byrgi-Týr bjarga
bleyði vændr) á seyði.

3. Tormiðluðr vas tívum
tálhreinn meðal beina;
hvat kvað hapta snytrir
hjalmfaldinn því valda;
margspakr of nam mæla
mǫ́r valkastar bǫ́ru
(vasat Hœnis vinr hǫ́num
hollr) af fornum þolli.

4. Fjallgylðir bað fyllar
fet-Meila sér deila
(hlaut) af helgum skutli
(hrafnásar vinr blása);
ving-rǫgnir lét vagna
vígfrekr ofan sígask,
þars vélsparir vǫ́ru
varnendr goða farnir.

5. Fljótt bað foldar dróttinn
Fárbauta mǫg Várar
þekkiligr með þegnum
þrymseilar hval deila,
en af breiðu bjóði
bragðvíss at þat lagði
ósvífrandi ása
upp þjórhluti fjóra.

6. Ok slíðrliga síðan
svangr (vas þat fyr lǫngu)
át af eikirótum
okbjǫrn faðir Marnar,
áðr djúphugaðr dræpi
dolg ballastan vallar
hirði-Týr meðal herða
herfangs ofan stǫngu.

7. Þá varð fastr við fóstra
farmr Sigvinjar arma,
sás ǫll regin eygja,
ǫndurgoðs, í bǫndum;
loddi rǫ́ við ramman
reimuð Jǫtunheima,
en holls vinar Hœnis
hendr við stangar enda.

8. Fló með fróðgum tívi
fangsæll of veg langan
sveita nagr, svát slitna
sundr ulfs faðir mundi;
þá varð Þórs of-rúni
(þungr vas Loptr of sprunginn)
mǫ́lunaut, hvat’s mátti,
miðjungs friðar biðja.

9. Sér bað sagna hrœri
sorgœran mey fœra,
þás ellilyf ása,
áttrunnr Hymis, kunni;
Brunnakrs of kom bekkjar
Brísings goða dísi
girðiþjófr í garða
grjót-Níðaðar síðan.

10. Urðut brattra barða
byggvendr at þat hryggvir;
þá vas Ið með jǫtnum
unnr nýkomin sunnan;
gættusk allar áttir
Ingvifreys at þingi
(vǫ́ru heldr) ok hárar
(hamljót regin) gamlar.

11. Unz hrynsæva hræva
hund ǫlgefnar fundu
leiðiþirr ok læva
lund ǫlgefnar bundu;
þú skalt véltr, nema, vélum,
– vreiðr mælti svá – leiðir
mun stœrandi mæra
mey aptr, Loki, hapta.

12. Heyrðak svá, þat (síðan
sveik opt ǫ́su leikum)
hugreynandi Hœnis
hauks fló bjalfa aukinn,
ok lómhugaðr lagði
leikblaðs reginn fjaðrar
ern at ǫglis barni
arnsúg faðir Marnar.

13. Hófu skjótt, en skófu,
skǫpt, ginnregin, brinna,
en sonr biðils sviðnar
(sveipr varð í fǫr) Greipar.
Þat’s of fátt á fjalla
Finns ilja brú minni.
Baugs þák bifum fáða
bifkleif at Þórleifi.

14. Eðr of sér, es jǫtna
ótti lét of sóttan
hellis baur á hyrjar,
haug Grjótúna, baugi;
ók at ísarnleiki
Jarðar sunr, en dunði,
móðr svall Meila blóða,
Mána vegr und hǫ́num.

15. Knǫ́ttu ǫll, en, Ullar
endilǫ́g, fyr mági,
grund vas grápi hrundin,
ginnunga vé brinna,
þás hafregin hafrar
hógreiðar framm drógu
(seðr gekk Svǫlnis ekkja
sundr) at Hrungnis fundi.

16. Þyrmðit Baldrs of barmi,
berg, solgnum þar dolgi,
hristusk bjǫrg ok brustu,
brann upphiminn, manna;
mjǫk frák móti hrøkkva
myrkbeins Haka reinar,
þás vígligan, vagna
vátt, sinn bana þátti.

17. Brátt fló bjarga gæti
– bǫnd ollu því – randa
(ímun) fǫlr und iljar
íss (vildu svá dísir);
varðat hǫggs frá hǫrðum
hraundrengr þaðan lengi
trjónu trolls of-rúna
tíðs fjǫllama at bíða.

18. Fjǫrspillir lét falla
fjalfrs ólágra gjalfra
bǫlverðungar Belja
bolm á randar holmi;
þar hné grundar gilja
gramr fyr skǫrpum hamri,
en berg-Dana bægði
brjótr við jǫrmunþrjóti.

19. Ok hǫrð brotin herju
heimþingaðar Vingnis
hvein í hjarna mœni
hein at Grundar sveini,
þar svát, eðr í Óðins
ólaus burar hausi,
stála vikr of stokkin
stóð Einriða blóði.

20. Áðr ór hneigihlíðum
hárs ǫl-Gefjun sára
reiði-Týs et rauða
ryðs hœlibǫl gœli.
Gǫrla lítk á Geitis
garði þær of farðir.
Baugs þák bifum fáða
bifkleif at Þórleifi.

  1. Comment dois-je chanter les louanges de Thorleif, le donneur de boucliers ? Je vois sur le bord lumineux du bouclier le conflit subtil entre trois puissants dieux et Þjazi.
  2. Le violeur de femmes s’est envolé avec un cri aigu il y a longtemps vers les leaders dans un vieux corps d’aigle ; l’aigle s’est posé là où les Aesir avaient cuisiné leur nourriture ; le géant ne pouvait être accusé de lâcheté.
  3. Le trompeur a interrompu le repas des dieux ; le leader casqué des dieux a dit qu’il devait y avoir un problème ; le sage aigle a parlé depuis le vieux arbre – l’ami de Hœnir n’était pas loyal envers lui.
  4. Le géant a demandé à Höner de partager son repas depuis la table sacrée ; l’ami du dieu corbeau a dû souffler ; le prince des géants est descendu là où les protecteurs fidèles des dieux étaient allés.
  5. Le seigneur charmant de la terre a rapidement demandé au fils de Fárbauti de partager le bœuf avec les gens, mais le trompeur rusé des dieux a alors placé quatre morceaux du bœuf sur la grande table.
  6. Et le père affamé de Marnar a ensuite dévoré avidement le bœuf assis sur les racines du chêne – cela s’est passé il y a longtemps – avant que le gardien rusé du butin ne frappe le puissant ennemi de la terre avec un bâton entre les épaules.
  7. Alors Sigyn’s lover, que tous les dieux ont vu enchaîné, était fixé près du père de la déesse cygne ; le bâton était attaché au puissant prince du monde des géants, et les mains de l’ami fidèle de Hœnir étaient à l’autre extrémité du bâton.
  8. L’aigle a volé furieusement sur un long chemin avec le dieu sage, de sorte que le père du loup était presque déchiré ; le compagnon de Thor a été contraint de demander la paix au compagnon du géant, autant qu’il le pouvait ; le lourd Loki était sur le point d’éclater.
  9. Le descendant de Hymir a demandé au leader des hommes, fou de douleur, d’amener la fille qui connaissait l’élixir de vieillissement des Ases ; le voleur du collier de Brísingamen a ensuite emmené la déesse de la colline Brunnakr dans les jardins du prince des montagnes.
  10. Les habitants des escarpements montagneux étaient heureux de cela ; Idunn était récemment revenue du sud avec les géants ; toutes les familles de Ingvifreyr, vieilles et grises, se sont consultées au Thing – les dieux étaient plutôt laids.
  11. Jusqu’à ce qu’ils découvrent que c’était Loki qui avait emmené Idunn et l’ont attaché ; « Tu souffriras cruellement, Loki » – a dit le furieux -, « à moins que tu ne ramènes la belle fille qui donne de la joie (vitalité) aux dieux. »
  12. J’ai entendu dire que l’ami de Hœnir, après avoir souvent trompé les Aesir dans leur jeu, a volé dans un corps de faucon, et le père rusé de Marnar, l’agile maître des ailes, a poursuivi l’enfant de l’aigle avec un vol d’aigle rapide.
  13. Les lances, que les dieux sacrés avaient taillées, ont commencé à brûler, mais le fils de l’amant de Greip a été brûlé – son voyage a été brusquement interrompu. C’est peint sur mon bouclier – le bouclier, orné de peintures, m’a été donné par Thorleif.
  14. De plus, on peut voir sur le bouclier comment la terreur des géants a visité la colline de Grjotun ; le fils de la Terre s’est rendu à la bataille de fer, et le ciel a tonné sous lui ; la colère a enflé dans le frère de Meili.
  15. Tout le ciel a brûlé devant le beau-père d’Ull, mais la terre en dessous était battue par la grêle et la neige, alors que les boucs tiraient le dieu du chariot vers la rencontre avec Hrungnir ; la veuve d’Odin était sur le point de se briser.
  16. Le frère de Baldr n’a pas épargné l’ennemi vorace des hommes là-bas ; les montagnes ont tremblé et les rochers se sont brisés ; le ciel était en flammes ; j’ai entendu dire que le géant s’est fortement opposé lorsqu’il a vu son puissant assassin.
  17. Rapidement, le bouclier pâle a volé sous les pieds du géant ; les dieux en étaient la cause ; les déesses du combat l’ont voulu ainsi ; le géant n’a pas eu à attendre longtemps ensuite pour un coup rapide du puissant marteau destructeur.
  18. Le tueur des géants a fait tomber le géant sur l’île du bouclier ; là, le roi des ravins s’est effondré sous le coup dur du marteau, et le destructeur des montagnes a vaincu l’ennemi puissant.
  19. Et la hache dure et brisée pour le bruyant Thor a sifflé vers le fils de la Terre dans la tête du crâne, de sorte que la hache, toujours coincée dans la tête du fils d’Odin, était là, tachée du sang de Thor.
  20. Avant que la femme ne chante pour enlever la hache rouge de la tête du guerrier divin. Je vois clairement sur le bouclier ces événements. J’ai reçu, etc. (voir verset 13).
  1. Ancienne traduction
    Récemment, le loup des conteuses [Þjazi] a nagé vers nous sous la forme d’un vieux gemlir (aigle1) [depuis le ciel] avec fracas ; ↩︎
  2. snótar
    sages, savants
    nom fém. pl. de snót : femme sage, noble femme (peut aussi être un nom poétique ou kenning ambigu)
    snót (fém.) : femme noble, sage, souvent utilisé poétiquement pour désigner des femmes de haut rang, des déesses (ásynjur), ou des dísir (esprits féminins ancestraux).
    Dérive probablement d’un vieux mot signifiant « sagesse », apparenté à snjallr (brillant, habile). ↩︎
  3. tormiðlaðr « difficile … à percer » : Compris ici comme un adjectif hapax legomenon, formé de tor- « difficile » et miðlaðr « percé », participe passé de miðla « percer » (pour ce sens, cf. Sigsk 47/7-8). Cela renvoie à la tentative des dieux de vérifier, en perçant la viande avec une épée ou un autre instrument tranchant, si le bœuf était cuit.
    miðla peut aussi signifier « partager, diviser », si bien que le sens pourrait éventuellement être « difficile à diviser » (parce que la viande n’était pas cuite).  ↩︎
  4. tívum
    aux dieux
    datif pluriel de tívar (un heiti pour les dieux) ↩︎
  5. le boeuf ↩︎
  6. hjalmfaldinn
    casqué / couvert d’un casque
    participe passé de hjálmfella ou hjálmr + faldr ↩︎
  7. Ancienne traduction :
    Le cerf du tumulte était entre les dieux
    avec des ossements bien taillés ;
    le sage des dieux, couvert de son casque, demanda
    ce qui causait cela ; ↩︎
  8. Marnar : potentiellement en référence à Aegir comme un kenning pour dire le père de l’océan, c’est-à-dire l’oiseau, l’aigle, qui vole dans l’océan du ciel. ↩︎

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