Yggdrasil – Les neuf Royaumes

Yggdrasil – Les neuf Royaumes

Rappel fondamental.

Selon les anciens savoirs transmis dans l’Edda, Yggdrasil est un frêne gigantesque dont les branches s’étendent vers le ciel, tandis que ses racines plongent profondément dans la terre. Ces trois niveaux – le ciel, la terre et le sous-sol – symbolisent les différents états de conscience que nous pouvons explorer ainsi que les multiples dimensions de l’univers.

En décryptant la deuxième strophe de la Völuspá, on y découvre l’expression énigmatique « miötvið mœran », que l’on peut traduire en français par « l’ordonnateur de la mesure célèbre ».

Ce terme, issu directement de l’ancien norrois, « miöt-viðr », se décompose littéralement en « arbre-mesure ». Il trouve un écho dans le mot anglo-saxon « metoð », qui désigne directement ‘Dieu’, le maître suprême de la mesure.

Ce titre, « ordonnateur de la mesure », nous invite à une nouvelle compréhension d’Yggdrasil dans la cosmogonie nordique. Yggdrasil n’est pas simplement l’arbre de vie de notre mythologie, il représente l’échelle de l’univers, le mètre étalon entre les mondes, l’architecte des réalités.

D’après l’Edda, Yggdrasil est constitué de :

— 3 enclos,

— chacun regroupant 3 Royaumes,

— le tout enraciné en Erda (la terre elle-même).

Il comporte également un pont reliant deux de ces enclos,

— ainsi que vingt-deux voies qui relient les 9 royaumes ou domaines entre eux.

Il est important de souligner que les expressions « arbre cosmique » et « arbre du monde » sont des termes modernes, absents des croyances de ceux qui vénéraient cette figure mythologique. Seul le terme « arbre de vie » apparaît dans les textes anciens.

Les Neuf Royaumes sont répartis sur trois niveaux :

Au sommet se trouvent :
— Ásgard, ou Gotheim, le royaume des Ases, où l’on retrouve la Valhöll
— Vanaheim, le royaume des Vanes
— Ljösalfheim (ou Lightalfheim, parfois simplement Alfheim), la Terre des Elfes de Lumière

Au niveau intermédiaire se situent :
— Midgard (ou Mannheim), le royaume des hommes
— Jötunheim/Utgard, le royaume des Géants
— Svartalfheim, le royaume des Nains et des Elfes Noirs

Au plus bas reposent :
— Niflheim, le monde de la glace et des brumes
— Muspellheim, le royaume du feu, gardé par le géant Surtr
— Helheim, le domaine des morts

Tout en haut d’Ásgard, se trouve Gimlé, « endroit protégé du feu », où les Einherjar iront après Ragnarök, le plus haut des cieux.

Au sommet du Valhalla, également à Ásgard, et au sommet d’Yggdrasil, se dresse l’arbre Læraðr, que le cerf Eikthyrnir dévore (certains commentateurs suggèrent qu’il s’agirait d’un chêne).

Ásgard est situé sur la plaine d’Idavollr, « la plaine renaissante », entourée par Valgrind, « la grille des guerriers ».

En Asgard existe 2 temples majeurs :

Glasheim pour les 12 Dieux du jugement, Vingolf pour les déesses

Tel qu’il est enseigné :

Après la mort, ainsi que l’affirment les Sages depuis toujours, et que le confirment les rescapés de NDE (« near-death experience » ,ndr), nous nous retrouvons dans le fameux « couloir avec une grande lumière au bout ». Nos Ancêtres appelaient cette lumière Gladsheim (« maison lumineuse »), et la représentaient comme le plus beau et le plus grand des temples. Il est dit que douze dieux y tiennent conseil, sous l’autorité de Wotan, pour décider du sort des défunts – en langage clair : avant de fusionner avec l’Âme Originelle, qui est le but ultime de nos existences (= pouvoir se réincarner comme on le VEUT, et non comme on le PEUT), l’âme passe douze étapes d’approche, relatives aux différents types de karma qu’elle a générés sur terre.

  1. Jugement de Thor, IE manquements à la bienveillance et à la générosité.
  2. Jugement de Njord, IE manquements aux prescriptions religieuses.
  3. Jugement de Frey, IE manquements à la Loi naturelle dans les domaines où l’on disposait d’une autorité temporelle.
  4. Jugement de Tyr, IE manquement à l’éthique guerrière.
  5. Jugement de Heimdall, IE niveau spirituel atteint.
  6. Jugement de Bragi, IE paroles semées sur terre.
  7. Jugement de Vali, IE manquement au devoir de vengeance.
  8. Jugement de Vidar, IE manquement aux devoirs de l’ascèse.
  9. Jugement de Ull, IE prévarication hors de son Thélème.
  10. Jugement de Vé, IE profanations commises.
  11. Jugement de Forseti, IE manquement à la justice.
  12. Sarcasmes de Loki, IE tout ce que l’on a fait de ridicule, de honteux, de déshonorant, etc. 

Helheim

On accède au Helheim en traversant Niflheim.

Le mort franchit le seuil de Hel en empruntant le Helvegr (« chemins de Hel »), terme désignant autrefois les sentiers menant aux sépultures dans le Vieux-Nord. Il traverse la rivière Gjöll (« résonnante ») en passant par le Gjallarbru (« pont de Gjöll » ou « pont d’or »), un pont étincelant, recouvert d’or. Ce pont est gardé par Módgud, une jeune vierge dont le nom serait lié au combat, à la fureur, à l’eau ou à la salive. Elle interroge le mort sur son identité avant de l’effacer des registres. Une fois ce pont traversé, il n’y a plus aucun retour possible.

Le défunt parvient ensuite à Gnipahellir (« caverne encastrée dans une montagne abrupte »), où se trouve l’antre Gnipa de Garm, le chien gardien des enfers. Garm (« l’aboyeur » ou « le rouge »), le plus redouté des chiens de guerre, est constamment couvert de sang. Puis, il atteint Nagrind/Helgrind (« la barrière de Hel » ou « la barrière des morts ») encerclant le Helheimr.

Au cœur du Helheim se dresse la halle de Hel, Éliudnir (dont le nom signifierait « humidité »), située au bord de Nastrandir/Náströnd (« rives des cadavres »), avec une entrée orientée vers le Nord. Les murs de cette forteresse sont recouverts de venin et de serpents entrelacés. Sur Náströnd, le serpent Níðhöggr dévore les parjures et les adultères, qui se retrouvent à patauger dans le venin de cette sombre forteresse, ou dans cette mer septentrionale.

Le navire Naglfar, construit avec les ongles des morts, est dirigé par Hrymr (« le décrépi ») à la barre. Hraesvelg (« le dévoreur de cadavres ») se nourrit des malheureux de Hel, et bien qu’il soit perché dans le ciel, tout en haut d’Yggdrasil, le battement de ses ailes génère un vent glacial qui souffle sur Hel.

Au Helheim, on trouve les « montagnes sombres », Nidafjoll, parfois désignées sous le nom de « plaines de Nitha ». Au sommet de ces montagnes, selon la Gylfaginning, se trouve Sindri (également le nom d’un nain résidant à Nidafjoll), une halle en or rouge ou en ambre, où les vertueux se rendront après le Ragnarök, en parallèle à Gimlé. La partie la plus obscure de Hel est appelée Niflhel (« Hel sombre »).

Il est enseigné et le point de doctrine est le suivant : en vertu du Wyrd (karma), chaque incarnation est la matérialisation du Vouloir (Vildo, le terme employé par la Volva lorsqu’elle dit : « Selon ta volonté, Valfathyr… » [Vildo at ec, Valfathir]), « projeté » lors de l’incarnation précédente. Le principe du Helheim est : « Vous avez souhaité la sécurité, l’ignorance, l’inertie et la foule ? Vous serez pauvre, malheureux, handicapé et en prison tout au long de votre prochaine incarnation : c’est le moyen le plus sûr d’être en sécurité, ignorant, inerte et parmi les masses… » Cela s’applique également aux huit autres mondes : nous renaîtrons dans la sphère correspondant à ce que nous aurons voulu dans cette vie.

L’homme qui se dirige vers Helheim est défini ainsi :

Comme tous les tièdes, cet homme va au Helheim (rassuré malgré tout d’être avec la majorité — ressentant la même « norme » qu’il avait lorsqu’il se retrouvait dans les personnages de sitcoms).

Il traverse le Gjöll — le fleuve du « non-retour », c’est-à-dire celui de la chute karmique. Mödgud, la Convention, lui demande son nom pour s’assurer que celui-ci ne signifie rien — c’est-à-dire qu’il ne s’est distingué dans aucun domaine, ne figurant pas dans la mémoire collective de l’humanité.

Il passe sous le contrôle de Garm (c’est-à-dire qu’il devient désormais un esclave, obligé d’obéir au gendarme, au maton, au contremaître, etc.) et se dirige vers une incarnation misérable.

Et une incarnation doublement misérable ! Car cette vie de Thrall ne lui apportera PAS, cette fois-ci, le confort matériel, le loisir ou les capacités pour accomplir une grande œuvre — spirituelle, personnelle ou matérielle. Il devra tout obtenir de force, ce qui fait qu’il a 99 % de chances d’aggraver encore son karma, à cause de l’influence de son nouveau milieu familial, social et professionnel.

C’est ce qu’on appelle, en Magie, la Suprême Iniquité : plus un karma est mauvais, plus il est probable qu’il empire.

Les « moyens » sont des privilèges. Et qui dit privilèges, dit responsabilité. Qui dit responsabilité, dit épée de Damoclès.

L’excès n’est jamais une abomination : c’est la norme qui l’est. « Un monsieur-tout-le monde »… « une journée comme les autres »… « une femme sans histoires » … Voilà les péchés sans rémission, les allers simples pour le Helheim!

Les créatures qui peuplent Yggdrasil

La structure de l’âme

  • L’Aigle Sans Nom  représente la force blanche, liée à Neshamah dans la kabbale. Les sages expliquent que cet aigle symbolise la cristallisation des trois Supernelles, appelées dans notre tradition Gotheim, Vanaheim et Lightalfheim, ou encore Kether, Chokmah et Binah dans la tradition kabbalistique. Il est dit qu’il « porte un faucon, Vederfolnir, entre les yeux », où le faucon incarne Yechidah, l’âme divine supérieure, et ses deux yeux symbolisent Ch’iah (l’énergie vitale) et Neshamah (la connexion au divin). Cette synthèse se manifeste « sous l’Abîme1 » dans Chesed (Manheim), l’aigle étant le symbole traditionnel de cette sphère.
  • Ratatosk, (« dents de rongeur ») l’écureuil mythique, symbolise la force rouge, représentant l’humain, l’intellect ou Ruach, le souffle vital et la parole.
  • Níðhöggr (« celui qui frappe par le bas ») symbolise l’aspect animal et matériel de l’existence, lié à Nephesh, la partie de l’âme la plus connectée au corps, au désir et à la survie, souvent appelée « l’âme animale ». La force noire.
  • Serpents venimeux : Plusieurs serpents entourent les racines d’Yggdrasil, dont Goin et Moin (fils de Grafvitnir, « le témoin du creusement »), Grabak (« dos gris »), Grafvöllud (« le rongeur des champs »), Ofnir (« le déroutant ») et Svafnir (« celui qui provoque le sommeil »).
  • Heidrun (« clair ruisseau ») est une chèvre mythique qui broute les feuilles du chêne2 Læradr. Son lait, transformé en hydromel, est réservé aux einherjar. Heidrun incarne la fertilité et l’abondance, nourrissant ainsi l’âme spirituelle.
  • Eikthyrnir, un cerf qui se nourrit également des feuilles de Læradr, alimente la source Hvergelmir. Quatre autres cerfs, Dain (« celui-qui-est-mort »), Dvalin (« celui qui s’est attardé »), Duneyr (« celui aux oreilles duveteuses ») et Durathror, broutent les jeunes pousses d’Yggdrasil.
  • Coqs annonciateurs du Ragnarök : Il existe deux ou trois coqs dans la mythologie nordique. Gullinkambi (« crête d’or »), le coq d’Asgard, et son opposé, le coq noir du Helheim. Parfois, on mentionne également Fjalarr (« celui qui est caché »), un coq rouge qui se trouve dans la forêt de fer (Jarnvid), perché sur la potence d’Eggther (« gardien de l’épée »).

Commentaire sur la Kabbale.

Au milieu du Moyen Âge, les Juifs commencent à explorer plus en profondeur les traditions mystiques, tandis que les chrétiens se détournent de l’étude de la kabbale et de l’ésotérisme, se les interdisant progressivement. À partir du 12ème siècle, les Juifs développent une riche tradition kabbalistique, notamment à travers des textes fondamentaux comme le Sefer ha-Bahir et le Zohar, tout en s’inspirant de diverses influences extérieures. Cette démarche coïncide avec une période où l’Église chrétienne impose des restrictions strictes sur l’ésotérisme, l’occultisme et certaines formes de philosophie mystique, interdisant ces études en son sein, malgré l’intégration de certains éléments ésotériques dès le 4e siècle. Il convient également de noter qu’au départ, le judaïsme talmudique interdisait l’étude de la kabbale, qui ne fut pleinement intégrée que bien plus tard, au point que les Juifs en revendiquèrent la paternité.

Simultanément, dans le Nord de l’Europe, les anciennes religions païennes, notamment celles de Scandinavie, furent progressivement éradiquées ou marginalisées. La conversion forcée au christianisme dans ces régions entraîna la destruction de nombreuses traditions et savoirs païens. Toutefois, un homme, Snorri Sturluson, joua un rôle central dans la préservation de cette sagesse ancestrale. À travers l’étude de l’Edda en prose, on peut observer, par la structure, l’ordre des textes et leur contenu, que de nombreux concepts ayant survécu en Occident y étaient déjà présents, et ce en accord avec l’Edda poétique. Cela suggère que ce savoir était familier aux religions anciennes bien avant la période médiévale.

Ainsi, tandis que l’Europe chrétienne rejetait l’étude des mystères de la kabbale, celle-ci se développait parmi les Juifs, tandis que les mythes nordiques, malgré l’extinction quasi totale des religions païennes du Nord, survécurent grâce à Snorri. Aujourd’hui, cette tradition initiatique peut être mieux comprise, permettant d’établir des liens entre les anciens concepts nordiques et ceux formulés dans la kabbale, le tarot, et d’autres systèmes symboliques ayant traversé les âges.


La Kabbale est un héritage païen introduit au cœur de l’étude juive

L’analyse des sources révèle que les racines de la Kabbale et de la Merkabah (la mystique du Trône) ne sont pas isolées dans la tradition hébraïque, mais sont profondément ancrées dans les cultures mésopotamienne, perse, égyptienne et grecque.

1. Le rôle charnière du Gnosticisme Le gnosticisme est présenté comme la philosophie païenne syncrétique qui a recueilli le savoir du monde antique pour le mélanger à certains concepts juifs. Simon le Magicien, souvent considéré comme le père du gnosticisme, est décrit comme un « Qabaliste par excellence » dont le système permet de comprendre la création de la Kabbale juive. Par exemple, sa cosmologie du « Cube de l’Espace » présente des parallèles frappants avec le Sepher Yetzirah, le premier texte fondamental de la Kabbale.

2. Les antécédents de la Merkabah et de l’Arbre de Vie La mystique du Trône (Merkabah), qui implique des ascensions célestes, est fortement influencée par le mysticisme du trône orphique et égyptien. Les sources avancent que les pratiques d’« enthousiasme » et de fumigation rituelle sur des trépieds (comme à Delphes) ont influencé la tradition Merkabah. De même, l’Arbre de Vie kabbalistique est une représentation de la cosmologie des cieux que l’on retrouve dans l’Arbre du Monde assyrien et d’autres traditions païennes, bien avant son adoption par les Juifs.

3. La science des lettres et des nombres La Kabbale « littérale », incluant la numérologie et la mystique des lettres, tire ses principes de Pythagore, qui a lui-même introduit ces concepts en Grèce depuis l’Égypte. Le système des 72 anges du Shem HaMephorash, central dans la magie kabbalistique pour dominer les démons, correspond aux décans de l’astrologie égyptienne, où chaque ange gouverne 10 degrés du zodiaque.

4. L’appropriation de textes sacrés étrangers Les sources indiquent que certains piliers de l’occultisme juif sont des réadaptations de textes païens. Le Livre d’Adam (ou grimoire de Raziel), essentiel pour comprendre la hiérarchie des anges et des démons, est identifié comme une version hébraïque appropriée du Livre de Thot égyptien. De plus, les « Oracles Chaldaïques », attribués à Zoroastre, sont cités comme l’une des influences païennes les plus directes sur la structure des Sephiroth.

5. L’animation des statues et le Golem Même la légende du Golem est liée à la théurgie païenne. Le processus de donner vie à une forme d’argile par des noms sacrés est mis en parallèle avec les rituels égyptiens de « l’Ouverture de la bouche » et les pratiques grecques d’animation des statues pour en faire des réceptacles de divinités.

En résumé, la Kabbale peut être vue comme une bibliothèque de sagesse antique, où les Juifs ont compilé et adapté les rituels de protection (phylactères), les méthodes d’ascension spirituelle et la philosophie de la nature issus de leurs voisins païens pour en faire un système d’étude rigoureux.

La Kabbale est comme un vieux temple égyptien ou grec dont les murs ont été recouverts d’inscriptions en hébreu : bien que la langue ait changé, la structure sacrée et les fondations demeurent celles des anciens bâtisseurs païens.


L’Arbre du Monde assyrien (ou Arbre de Vie assyrien) est identifié dans les sources comme l’un des ancêtres païens les plus directs et les plus influents de la Kabbale juive. Contrairement à une simple décoration, il s’agit d’une structure métaphysique complexe qui servait de fondement à la compréhension du cosmos et de l’âme humaine dans le Proche-Orient ancien.

Voici les détails clés concernant cet arbre selon les sources :

1. Une carte du cosmos et des cieux

L’Arbre du Monde assyrien est avant tout une représentation graphique de la cosmologie céleste. Il dépeint l’organisation des différents cieux et servait de guide pour la « Merkabah » ou mystique du Trône, où l’initié entreprenait un vol astral pour naviguer à travers les sphères planétaires et les demeures divines. Les sources soulignent que cette structure est le prototype de l’Arbre des Sephiroth, car les deux systèmes visent à cartographier le chemin de l’ascension vers le divin.

2. Le pilier central et l’Axis Mundi

L’arbre est intimement lié au concept d’Axis Mundi (axe du monde), le pôle central autour duquel s’organisent les mouvements des étoiles. Cette fonction est comparée au « Fuseau de la Nécessité » décrit par Platon dans la République, qui mesure les révolutions stellaires et soutient la circonférence de l’univers. En tant que pilier central, il assure la stabilité du monde tout en permettant la communication entre le plan matériel et les royaumes spirituels.

3. Le Roi et l’Homme Parfait (Adam Kadmon)

Dans la tradition assyrienne, le Roi était considéré comme l’incarnation terrestre de cet arbre et, par extension, le représentant de l’« Homme Parfait ». Les sources font un parallèle explicite entre cette figure royale et le concept kabbalistique d’Adam Kadmon, l’homme primordial dont le corps contient l’univers entier. Le roi agissait comme le « tronc » ou le médiateur qui protégeait son peuple sous son « ombre » spirituelle, une image de protection divine que l’on retrouve dans plusieurs textes prophétiques juifs.

4. Liens avec les phénomènes célestes

La structure de l’arbre est également liée à la chute des météorites et aux vents célestes. Selon les sources, les anciens croyaient que les puissances des étoiles (les « Veilleurs » ou archons) descendaient sur Terre via cet axe, et que la connaissance occulte (la « sève » de l’arbre) était transmise par ces événements astronomiques. L’arbre servait ainsi de réceptacle pour la « rosée » ou la lumière divine provenant des étoiles circumpolaires, considérées comme le plus haut des cieux.

5. Parenté avec d’autres traditions

Les sources affirment que l’Arbre assyrien partage une origine commune avec d’autres modèles universels tels que en tant que mytho-mème :

• L’Yggdrasil nordique, qui relie également différents mondes.

• Les piliers d’Asherah (consort de Yahweh dans le judaïsme primitif), souvent représentés comme des arbres ou des poteaux sacrés.

• La « Racine Universelle » de Simon le Magicien, qu’il décrivait comme un feu prenant la forme d’un grand arbre nourrissant toute chair.

L’Arbre du Monde assyrien fonctionne comme une antenne cosmique : il est à la fois le support physique de la réalité et le canal par lequel la conscience humaine peut remonter le signal jusqu’à sa source divine.


Ce mytho-mème a probablement été introduit lors des invasions du nord de l’Israël par des population à la complexité clairs et aux yeux clairs.


  1. la bouche ↩︎
  2. Læradr pourrait être associé à la rune Ak réparée, et reliée à la 9e sphère d’Yggdrasil, qui correspond à Yesod dans l’Arbre de Vie kabbalistique. Yesod ou le Helheim, est traditionnellement lié à la sexualité, à l’énergie vitale et à la fondation des forces créatives. En tant que symbole de régénération, le chêne (Ak) réparé, abondant en nourriture divine, servirait de catalyseur pour permettre à la chèvre Heidrun de produire un lait sacré et inépuisable, nourrissant ainsi les einherjar dans l’enceinte du Valhalla. ↩︎

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