Skáldskaparmál, 30

30. Iðunnarkenningar.

Hvernig skal kenna Iðunni? Svá, at kalla hana konu Braga ok gætandi eplanna, en eplin ellilyf ásanna. Hon er ok ránfengr Þjaza jötuns, svá sem fyrr er sagt, at hann tók hana braut frá ásum.
   Eftir þeiri sögu orti Þjóðólfr inn hvinverski í Haustlöng.
   Ásu er svá rétt at kenna at kalla einn hvern annars nafni ok kenna við verk sín eða eign eða ættir.

Haustlöng

1. Hvé skalk góðs at gjǫldum
gunnveggjar brú leggja
— — — — — —
raddkleif at Þórleifi.
Týframra sék tíva
trygglaust of far þriggja
á hreingǫru hlýri
hildar fats ok Þjaza.

2. Segjǫndum fló sagna
snótar ulfr at móti
í gemlis ham gǫmlum
glammi ó fyr skǫmmu;
settisk ǫrn, þars æsir,
ár (Gefnar) mat bǫ́ru
(vasa byrgi-Týr bjarga
bleyði vændr) á seyði.

3. Tormiðluðr vas tívum
tálhreinn meðal beina;
hvat kvað hapta snytrir
hjalmfaldinn því valda;
margspakr of nam mæla
mǫ́r valkastar bǫ́ru
(vasat Hœnis vinr hǫ́num
hollr) af fornum þolli.

4. Fjallgylðir bað fyllar
fet-Meila sér deila
(hlaut) af helgum skutli
(hrafnásar vinr blása);
ving-rǫgnir lét vagna
vígfrekr ofan sígask,
þars vélsparir vǫ́ru
varnendr goða farnir.

5. Fljótt bað foldar dróttinn
Fárbauta mǫg Várar
þekkiligr með þegnum
þrymseilar hval deila,
en af breiðu bjóði
bragðvíss at þat lagði
ósvífrandi ása
upp þjórhluti fjóra.

6. Ok slíðrliga síðan
svangr (vas þat fyr lǫngu)
át af eikirótum
okbjǫrn faðir Marnar,
áðr djúphugaðr dræpi
dolg ballastan vallar
hirði-Týr meðal herða
herfangs ofan stǫngu.

7. Þá varð fastr við fóstra
farmr Sigvinjar arma,
sás ǫll regin eygja,
ǫndurgoðs, í bǫndum;
loddi rǫ́ við ramman
reimuð Jǫtunheima,
en holls vinar Hœnis
hendr við stangar enda.

8. Fló með fróðgum tívi
fangsæll of veg langan
sveita nagr, svát slitna
sundr ulfs faðir mundi;
þá varð Þórs of-rúni
(þungr vas Loptr of sprunginn)
mǫ́lunaut, hvat’s mátti,
miðjungs friðar biðja.

9. Sér bað sagna hrœri
sorgœran mey fœra,
þás ellilyf ása,
áttrunnr Hymis, kunni;
Brunnakrs of kom bekkjar
Brísings goða dísi
girðiþjófr í garða
grjót-Níðaðar síðan.

10. Urðut brattra barða
byggvendr at þat hryggvir;
þá vas Ið með jǫtnum
unnr nýkomin sunnan;
gættusk allar áttir
Ingvifreys at þingi
(vǫ́ru heldr) ok hárar
(hamljót regin) gamlar.

11. Unz hrynsæva hræva
hund ǫlgefnar fundu
leiðiþirr ok læva
lund ǫlgefnar bundu;
þú skalt véltr, nema, vélum,
– vreiðr mælti svá – leiðir
mun stœrandi mæra
mey aptr, Loki, hapta.

12. Heyrðak svá, þat (síðan
sveik opt ǫ́su leikum)
hugreynandi Hœnis
hauks fló bjalfa aukinn,
ok lómhugaðr lagði
leikblaðs reginn fjaðrar
ern at ǫglis barni
arnsúg faðir Marnar.

13. Hófu skjótt, en skófu,
skǫpt, ginnregin, brinna,
en sonr biðils sviðnar
(sveipr varð í fǫr) Greipar.
Þat’s of fátt á fjalla
Finns ilja brú minni.
Baugs þák bifum fáða
bifkleif at Þórleifi.


30. Les kenningar d’Iðunn.

Comment doit-on désigner Iðunn ? Ainsi, en l’appelant l’épouse de Bragi et la gardienne des pommes, les pommes étant le remède contre la vieillesse des Æsir. Elle est aussi la captive du jötunn Þjazi, comme il est dit précédemment, car il l’a enlevée aux Æsir.
D’après cette histoire, Þjóðólfr de Hvinir composa le poème Haustlöng.
Il est juste de désigner les Æsir en utilisant les noms des uns pour les autres et de les associer à leurs œuvres, leurs possessions, ou leurs lignées.

1. Comment devrais-je payer
de bonnes récompenses
pour ériger un pont
sur les murs de guerre
— — — — — —
pour Þórleifr ?
Je peux voir le parcours de trois dieux audacieux,
et de Þjazi,
sans leur habituelle confiance, sur le joyeux
bord du navire de bataille.

2. Récemment, le loup des conteuses [Þjazi] a nagé vers nous dans la forme d’un vieux monstre [depuis le ciel] avec fracas ;
l’aigle s’est posé là où les Æsir,
ont autrefois apporté la nourriture de Gefnar (la donatrice d’or)
(Le géants n’a pas été considéré comme un lâche) sur le bouillon [le champ de bataille]. »

3. Le cerf du tumulte était entre les dieux
avec des ossements bien taillés ;
le sage des dieux, couvert de son casque, demanda
ce qui causait cela ;
le grand parleur [Þjazi] a commencé à parler
sur le sujet de la femme des champs de bataille [valkyrie]
(l’ami d’Hœnir n’était pas fidèle à lui-même) de son perchoir sur l’ancien frêne.

4. Le hurleur des montagnes [Þjazi] a demandé à Fet-Meili [Le pas de Meili loki ou Hœnir] de partager le remplisseur
(qu’il a obtenu) des saint récipients
(l’ami du dieu corbeau [Wotan] a soufflé) ;
le fier au combat [Þjazi] a fait descendre ses chars
là où les rusés défenseurs des dieux
étaient partis. [Þjazi a rejoint les Dieux à leur table]

5. Rapidement, le seigneur de la terre [Þjazi]
a demandé au fils de Fárbauti [Loki] et à Vár
de partager le baleine de la corde tonnante [le repas sur la broche] avec ses sujets,
de manière digne ;
et le rusé, bien informé,
a astucieusement placé cela
à partir du large plateau,
levant quatre parties de la cargaison des dieux.

6. Et plus tard, de manière cruelle,
le père affamé de Marnar1 [Þjazi](c’était il y a longtemps),
a dévoré le bœuf assis sur les racines du chêne,
avant que le profondément pensif,
le plus cruel des ennemis des champ,
le dieu aux larges épaules, ne plonge sa lance de haut en bas, frappant avec force l’ennemi entre les épaules.

7. Alors fut capturé par son tuteur
le fardeau du bras de Sigvin [Loki],
que tous les dieux ont vu enchaîné,
par le dieu du ski [Þjazi], dans des liens ;
sur le robuste bâton [Loki] fut lié vers
le bruyant monde des géants
et les mains du fidèle ami d’Hœnir
furent attachées à l’extrémité de la perche.

8. Avec le géant savant,
le dieu chanceux a navigué [de par le ciel] sur une longue route,
lié sur le clou sanglant, jusqu’à ce que le père du loup [Loki] soit près de se déchirer en deux ;
alors le confident de Thor [Loki],
accablé et épuisé par son propre poids,
suppliait désespéré,
implorant pour la paix du monde,
cherchant la clémence auprès du compagnon de Midiung [Þjazi].

9. Le descendant de Hymir [Þjazi]
ordonna au remueur de récits [Loki], accablé de douleur, d’amener la jeune femme qui connaissait le remède à la vieillesse des Æsir [Idunn].
De par le voleur de la ceinture [Loki],
du collier de la déesse des Brísings,
elle arriva ensuite du banc de Brunnakr,
dans les enclos de la cours du rocher de Niðaðr.

10. Les charpentiers de navires raides en furent alors affligés ;
Car Ið [Idunn] était chez les géants
nouvellement arrivée du sud [d’une certaine forêt];
toutes les familles d’Ingi-Freyr étaient attentives au Thing,
(ils étaient plutôt) et chevelus
(la mine basse) et puis vieux.

11. Jusqu’à ce que les chiens des cadavres[Ceux qui ne peuvent traverser Thund] de la mer agitée [mer céleste autour d’Asgard] trouvent
l’arbre souffrant de la mer [Yggdrasil] et s’y lient [réussissent à traverser Bifrost] ;
‘Tu seras piégé, à moins que, par des ruses,
tu ne ramènes la jeune fille célèbre [Idunn], Loki,’ dit le courroucé [Thor],
‘élargissant la joie des dieux.’

12. J’ai entendu dire ainsi que, par la suite,
le trompeur des jeux des Æsir [Loki]
a suscité la défiance d’Hœnir
en volant, métamorphosé par la peau de faucon [empruntée à Freyja],
a changé la déesse [Idunn] en noix,
s’envolant avec elle dans ses serres,
le père[de la noix, Loki] avide comme l’aigle [Þjazi, avide comme un géant], fut poursuivi par le père de Marnar.

13. Rapidement, ils ont pris feu,
ces bâtons des divinités majestueuses,
Écorchés et enflammés par les dieux puissants,
Un brasier puissant en est surgi,
Et le fils du prétendant de Greip [Þjazi] a été consumé.
Un tournant abrupt a marqué son destin [sa fin].
Cela semble peu face aux montagnes de la terre des Finns,
Et encore moins que le pont de la biche des Finns.
Je suis reconnaissant pour ce bouclier, la falaise tremblante des frontières,
Orné de figures terrifiantes, un cadeau de Þórleifr.

[Thor est en route pour aller combattre Hrungnir]
14. Avant cela, marquée sur l’anneau mystérieux, [le bouclier que doit tenir le poète]
la peur des géants, pressante et imminente,
a été poussée vers la tombe de Grjótún de par le marteau ;
Le fils de Jörð [Thor],
seigneur du tonnerre,
s’est avancé vers le tumulte du fer [la bataille].
Et sous lui, le sol a tremblé,
résonnant du tonnerre céleste,
La colère a enflé dans le cœur du frère de Meili [Thor],
Alors que la voie de la lune [le ciel] s’étendait majestueusement sous ses pas.


XXII. « How should Idunn be periphrased? Thus: by calling her Wife of Bragi, and Keeper of the Apples; and the apples should be called Age-Elixir of the Æsir. Idunn is also called Spoil of the Giant Thjazi, according to the tale that has been told before, how he took her away from the Æsir. Thjódólfr of Hvin composed verses after that tale in the Haustlöng:

How shall I make voice-payment
Meetly for the shield-bridge
. . . . . . .
Of the war-wall Thórleifr gave me?
I survey the truceless faring
Of the three gods strife-foremost,
And Thjatsi’s, on the shining
Cheek of the shield of battle.

The Spoiler of the Lady
Swiftly flew with tumult
To meet the high god-rulers
Long hence in eagle-plumage;
The erne in old days lighted
Where the Æsir meat were bearing
To the fire-pit; the Giant
Of the rocks was called no faint-heart.

The skilful god-deceiver
To the gods proved a stern sharer
Of bones: the high Instructor
Of Æsir, helmet-hooded,
Saw some power checked the seething;
The sea-mew, very crafty,
Spake from the ancient tree-trunk;
Loki was ill-willed toward him.

The wolfish monster ordered
Meili’s Sire to deal him
Food from the holy trencher:
The friend of Him of Ravens
To blow the fire was chosen;
The Giant-King, flesh-greedy,
Sank down, where the guileless
Craft-sparing gods were gathered.

The comely Lord of All Things
Commanded Loki swiftly
To part the bull’s-meat, slaughtered
By Skadi’s ringing bow-string,
Among the folk, but straightway
The cunning food-defiler
Of the Æsir filched-the quarters,
All four, from the broad table.

And the hungry Sire of Giants
Savagely ate the yoke-beast
From the oak-tree’s sheltering branches,–
That was in ancient ages,–
Ere the wise-minded Loki,
Warder of war-spoil, smote him,
Boldest of foes of Earth-Folk,
With a pole betwixt the shoulders.

The Arm-Burden then of Sigyn,
Whom all the gods in bonds see,
Firmly forthwith was fastened
To the Fosterer of Skadi;
To Jötunheim’s Strong Dweller
The pole stuck, and the fingers
Of Loki too, companion
Of Hœnir, clung to the pole’s end.

The Bird of Blood flew upward
(Blithesome in his quarry)
A long way off with Loki,
The lither God, that almost
Wolf’s Sire was rent asunder;
Thor’s friend must sue for mercy,
Such peace as he might purchase
To pray: nigh slain was Loptr.

Then Hymir’s Kinsman ordered
The crafty god, pain-maddened,
To wile to him the Maiden
Who warded the Æsir’s age-cure;
Ere long the necklace-robber,
Brísinga’s thief, lured slyly
The Dame of Brunnakr’s brooklet
Into the Base One’s dwelling.

At that the steep slope-dwellers
No sorrow felt; then Idunn
Was from the south, by giants
New-stolen, come among them.
All Ingvi-Freyr’s high kindred,
Hoary and old, to council
Hasted; grewsome of fashion
And ugly all the gods were.

Translation of this stanza omitted . . . . . . .[1]

FOOTNOTE: 1. « Brjála ður texti » [‘confused text’]–Jónsson, Edda (Reykjavik, 1907), p. 384. The condition of the text makes translation impossible.

Anthony Faulkes reads:

« —until they found ale-Gefn’s [Idunn’s] flowing corpse-sea [blood] hound [wolf, thief i.e. Loki] and bound the thief, that tree of deceit, who had led ale-Gefn off. ‘You shall be trapped, Loki,’ the angry one spke thus, ‘unless by some scheme you bring back the renowned maid, enlarger of the fetters’ [gods’] joy.’

This heard I, that the Staunch Friend
Of Hœnir–oft thereafter
With wiles he tricked the Æsir–
Flew, in hawk-wings hidden;
And the vile Sire of Giants,
Vigorous Wing-Plume-Wielder,
Hurtled on eagle-pinion
After the hawk-shaped Loki.

Swiftly the gods have kindled
A fire; and the sovereign rulers
Sustained the flame with shavings:
Scorched was the flying giant,–
He plunged down in mid-soaring:
‘Tis pictured on the giant’s
Sole-bridge, the shield which, painted
With stories, Thórleifr gave me.]

« This is the correct manner of periphrasing the Æsir: To call each of them by the name of another, and to designate him in terms of his works or his possessions or his kindred.

——————————————
XXII. Comment doit-on désigner Idunn ? Ainsi : en l’appelant Épouse de Bragi, et Gardienne des Pommes ; et les pommes doivent être appelées l’Élixir de Jouvence des Ases. Idunn est également appelée le Butin du Géant Thjazi, selon l’histoire qui a été racontée auparavant, comment il l’a emmenée loin des Ases. Thjódólfr de Hvin a composé des vers après cette histoire dans la Haustlöng :

Comment vais-je rendre un paiement vocal
Justement pour le pont-bouclier
. . . . . . .
Du mur de guerre que Thórleifr m’a donné ?
Je contemple le voyage sans trêve
Des trois dieux à l’avant-garde du conflit,
Et Thjatsi, sur la joue brillante
Du bouclier de bataille.

Le Dévastateur de la Dame
S’envola rapidement avec tumulte
Pour rencontrer les hauts dirigeants divins
Il y a longtemps en plumage d’aigle ;
L’erne autrefois atterrit
Où les Ases portaient de la viande
Vers la fosse à feu ; le Géant
Des rochers n’était pas appelé un lâche.

Le dieu-décepteur habile
Aux dieux prouva un partageur
Sévère d’os : le Haut Instructeur
Des Ases, casqué,
Vit une puissance retenir l’ébullition ;
Le goéland, très rusé,
Parla du tronc d’arbre ancien ;
Loki lui était mal disposé.

Le monstre lupin ordonna
Au Père de Meili de lui donner
De la nourriture de la sainte assiette :
L’ami de Celui des Corbeaux
Pour souffler le feu fut choisi ;
Le Roi des Géants, avide de chair,
S’affaissa, là où les dieux sans ruse
Étaient rassemblés, épargnant la ruse.

Le Seigneur de Toutes Choses, charmant,
Commanda à Loki rapidement
De diviser la viande du taureau, abattu
Par la corde sonore de Skadi,
Parmi le peuple, mais immédiatement
Le rusé souilleur de nourriture
Des Ases vola les quartiers,
Tous les quatre, de la grande table.

Et le Père affamé des Géants
Dévora sauvagement la bête de joug
Des branches protectrices du chêne, —
C’était dans les temps anciens, —
Avant que le sage Loki,
Gardien du butin de guerre, ne le frappe,
Le plus audacieux des ennemis des Terriens,
Avec un poteau entre les épaules.

Le Fardeau des Bras de Sigyn,
Que tous les dieux enchaînés voient,
Fut fermement attaché
À l’Éleveur de Skadi ;
Au Puissant Habitant de Jötunheim
Le poteau collait, et les doigts
De Loki aussi, compagnon
De Hœnir, s’accrochaient à l’extrémité du poteau.

L’Oiseau de Sang s’envola
(Joyeux de sa proie)
Loin avec Loki,
Le dieu agile, qui fut presque
Déchiré par le Père du Loup ;
L’ami de Thor dut demander grâce,
Une paix qu’il pouvait acheter
Pour prier : presque tué fut Loptr.

Ensuite, le Parent de Hymir ordonna
Au dieu rusé, fou de douleur,
D’attirer vers lui la Vierge
Qui gardait le remède d’âge des Ases ;
Peu après, le voleur de collier,
Le voleur de Brísingamen, attira sournoisement
La Dame du ruisseau de Brunnakr
Dans la demeure du Vil.

À ce moment-là, les habitants des pentes escarpées
Ne ressentirent aucune tristesse ; alors Idunn
Fut, du sud, par les géants
Nouveaux voleurs, amenée parmi eux.
Tous les hautes parentés d’Ingvi-Freyr,
Blanchies et âgées, se hâtèrent de se réunir en conseil ;
Terribles d’apparence
Et laids, tous les dieux étaient.

Traduction du texte omis . . . . . . .[1]

NOTE : « Brjálaður texti » [‘texte confus’] — Jónsson, Edda (Reykjavik, 1907), p. 384. L’état du texte rend la traduction impossible.

Anthony Faulkes lit :

« — jusqu’à ce qu’ils trouvent le loup [voleur, c’est-à-dire Loki] de la mer-cadavre coulante de l’ale-Gefn [le sang d’Idunn] et lient le voleur, cet arbre de tromperie, qui avait emmené l’ale-Gefn. ‘Tu seras piégé, Loki,’ dit ainsi l’énervé, ‘à moins que par quelque ruse tu ne ramènes la renommée demoiselle, agrandisseuse de la joie des entraves [dieux].’

J’ai entendu cela, que l’Ami Ferme
De Hœnir — souvent après cela
Avec des ruses il trompa les Ases —
Volait, caché sous des ailes de faucon ;
Et le vil Père des Géants,
Vigoureux Manieur de Plumes,
Se précipita sur des plumes d’aigle
Après le Loki en forme de faucon.

Les dieux ont rapidement allumé
Un feu ; et les souverains
Ont alimenté la flamme avec des copeaux :
Le géant volant a été brûlé, —
Il a plongé en plein vol :
Ceci est illustré sur le pont-unique du géant,
Le bouclier qui, peint
Avec des histoires, Thórleifr m’a donné.]

« Ceci est la manière correcte de désigner les Ases : Appeler chacun d’eux par le nom d’un autre, et le désigner en termes de ses œuvres, de ses possessions ou de sa parenté.


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