Thund rugit, et le poisson prospèra
dans la mer de Thjodvitnir; les
hommes morts trouveront le courant
trop fort pour tenter une traversée.
Thund : Wotan, Qui tonne, bruyant
Valglaumni : hommes morts, loup du champ de bataille, loup des morts au combat, gué ou un passage à travers une rivière difficile, le cri du champ de bataille, le cri de la mort, destrier de bataille, l’hôte des tuées, la foule des tuées, ceux qui se réjouissent dans le carnage
Thjodvitnir : Fenrir, grand loup, l’observateur du peuple, le témoin de la nation, le loup du peuple, le loup de la nation, peut-être associé à un loup ou un monstre, … quelqu’un avec des sens extrêmement aiguisés (Heimdall?)
Thjod : Ce préfixe est généralement traduit par « peuple » ou « nation », mais il peut aussi avoir des connotations de « grand » ou « puissant » en fonction du contexte, ou bruyant dans le contexte du loup
Vitnir : Ce terme peut être traduit par « témoin » mais est aussi utilisé pour désigner un loup ou un monstre dans certains contextes
Þund (la rivière de l’air) gronde,
Le poisson de Þjóðvitnir (le pont de Heimdall, c’est-à-dire Bifröst)
repose dans le déluge.
Le courant de la rivière
semble trop fort pour
que l’armée des morts puisse le traverser à gué.
Commentaire sur le Grímnismál, 21 – Le Dieu de la mer agitée
La strophe 21 du Grímnismál, un texte emblématique de la mythologie nordique, suscite de nombreuses interrogations en raison de son caractère énigmatique et mystérieux. Quelle est la véritable essence de cette strophe, et plus important encore, comment peut-on en obtenir une traduction fidèle et précise? Avant de plonger dans les diverses interprétations possibles, il est essentiel de se référer au texte original rédigé en vieux norrois, la langue ancestrale qui…
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