Boire du Lait

En lien avec ce que nous avons dit rĂ©cemment au sujet des religions Ă©trangĂšres, et de la maniĂšre dont elles meurent en se coupant de la Source, devenant ainsi empoisonnĂ©es — littĂ©ralement empoisonnĂ©es — au point qu’il n’est mĂȘme plus permis de s’asseoir Ă  table avec leurs membres…

Une personne demande si, au fond, le gĂ©nocide actuel qui est organisĂ© contre notre peuple n’aurait pas Ă©tĂ© la chose la plus simple du monde : il suffisait de le dĂ©connecter de sa racine et, Ă  ce moment-lĂ , il allait s’empoisonner tout seul.

C’est exactement cela. Elle a tout à fait compris.

Dans le síðr, comme en chamanisme, le terme « empoisonnĂ© » est employĂ© dans le langage codĂ© de l’initiation. Les mots « empoisonnĂ© » et « dĂ©chu » sont employĂ©s indiffĂ©remment. DĂ©choir, c’est s’empoisonner spirituellement. S’empoisonner spirituellement, c’est ĂȘtre coupĂ© de la source.

Il y a un enseignement trĂšs profond lĂ -dessus. Vous savez que le grand contrepoison dans l’ordre naturel – ce qu’on fait boire aux gens qui ont ingĂ©rĂ© des poisons en attendant de pouvoir leur faire un lavage d’estomac – c’est du lait. Le grand contrepoison dans la nature, c’est le lait.

Cela veut dire que si tu es empoisonnĂ©, c’est-Ă -dire si tu es en voie de dĂ©chĂ©ance, l’idĂ©e est de retourner Ă  la source. Le lait, c’est par dĂ©finition la premiĂšre nourriture, la nourriture solide-liquide initiale que tu reçois de ta maman.

DĂšs l’instant oĂč tu as prĂ©variquĂ©, dĂšs que tu es parti en vrille et que tu t’es Ă©garĂ©, il devient nĂ©cessaire de prendre du lait. Celui qui est dĂ©chu est empoisonnĂ© ; et lorsqu’il est empoisonnĂ©, il doit en faire de mĂȘme. Autrement dit, celui qui a prĂ©variquĂ© et chutĂ© spirituellement doit, de maniĂšre symbolique, retourner Ă  la source.

Les gens ne comprennent pas que, lorsque l’on est perdu, il faut faire demi-tour. Les gens croient toujours qu’ils vont pouvoir rattraper le truc, et ils s’enfoncent de plus en plus. Ou alors ils cherchent quelque chose de nouveau, toujours. Au lieu de revenir Ă  la chose pure et primordiale, Ă  partir de lĂ  prendre le bon canal, ils cherchent une voie de sortie de la poubelle. Or, dans la poubelle, il n’y a pas de sortie. La seule sortie est par le haut : il faut revenir Ă  lĂ  oĂč on Ă©tait au dĂ©but.

La poubelle n’a pas de sortie par dĂ©finition. Le Helheim, c’est fermĂ©, les grilles sont fermĂ©es. Rappelez-vous ce qu’on a vu au chapitre 34 : Hel possĂšde Ă  Niflheim de vastes rĂ©sidences entourĂ©es de clĂŽtures extrĂȘmement hautes et munies de grilles immenses. Une fois franchi ce seuil, tout est fini.

Une fois qu’on est empoisonnĂ© – c’est-Ă -dire qu’on a tournĂ© aux poisons, qu’on a tournĂ© vinaigre – c’est fini. C’est Ă  la source qu’il faut revenir et le lait en est le contrepoison.

Et c’est tout le mystùre de l’Imbolc. C’est le principe de l’Imbolc : on se purifie. Se purifier, devenir pur – puer en latin, c’est enfant – c’est redevenir enfant, c’est encore une fois revenir à la source.

C’est pour ça que, le jour de l’Imbolc, en gĂ©nĂ©ral quand on sort de SĂșt Rƍ, on observe le retour au zĂ©ro primordial. C’est pour ça que c’est la crĂȘpe : on doit manger des crĂȘpes. Qui symbolises zĂ©ro primordial, c’est la nourriture la plus simple : le pain qui n’a pas encore levĂ©, la galette qui forme le zĂ©ro initial. Tu reviens Ă  zĂ©ro, c’est-Ă -dire Ă  une nourriture qui n’est pas du tout Ă©laborĂ©e. Tu reviens Ă  la base absolue et au zĂ©ro. La forme mĂȘme de la crĂȘpe est celle d’un zĂ©ro.

Je sais bien qu’aujourd’hui, on fait des crĂȘpes pour l’Imbolc et on organise des festins extraordinaires, parce qu’en plus on sort juste de la retraite d’hiver. On a envie de se laisser un peu aller ce jour-lĂ , c’est tout Ă  fait normal. ThĂ©oriquement on ne doit pas avoir d’alcool – en gĂ©nĂ©ral tout le monde en boit quand mĂȘme, surtout dans les assemblĂ©es, comme ça on se retrouve aprĂšs. AprĂšs la retraite d’hiver, on s’est pas vus depuis longtemps, donc on trinque.

Normalement, on ne boit que du lait et de l’eau. Ce sont tous les symboles de purification : le lait contrepoison, retour Ă  la nourriture initialissime, la nourriture primordiale de chez primordiale ; l’eau qui est le grand purificateur – on fait les grandes purifications le matin ; et la nourriture la plus radicale, en forme de zĂ©ro, la moins Ă©laborĂ©e : le pain qui n’a pas levĂ©, sans rien dedans pour le faire gonfler. C’est le niveau galette, et ça a la forme d’un zĂ©ro.

C’est tout le principe de l’Imbolc : retour Ă  la puretĂ© primordiale, retour au dĂ©marrage.

C’est pour ça que l’Imbolc correspond, dans le cours de la vie humaine, au dĂ©but de l’activitĂ© cardiaque, le quarantiĂšme jour. Le nombre 401 est le nombre de l’incarnation maximale, liĂ© Ă  la rune Laguz. Laguz signifie eau. C’est le dĂ©but de l’activitĂ© cardiaque : c’est parti, ça redĂ©marre. C’est le dĂ©marrage. On revient vraiment au tout dĂ©but. Toute l’idĂ©e de l’Imbolc, c’est le dĂ©but de l’activitĂ© cardiaque dans le ventre de la mĂšre, etc.

Toujours ce mĂȘme principe. Par exemple, la journĂ©e commence Ă  hĂĄlfr. C’est pareil : c’est la minuit rĂ©elle, le moment du Nord, de la glace, des tĂ©nĂšbres, etc. C’est le moment fĂ©minin par excellence, vraiment le moment maternel par excellence. Il y a quelque chose de totalement gestatoire dans hĂĄlfr. HĂĄlfr correspond Ă  Yule dans le cours de l’annĂ©e.

Et quand vous faites hĂșð Ă  hĂĄlfr, le moment du dĂ©but de la parole dans la hĂșð, c’est Ul. Ul, c’est la rune de l’eau, c’est la rune fĂ©minine – aussi fĂ©minine que la rune SĂłl est Ă©videmment masculine. Ul est la rune de l’eau du Nord, de l’hiver ; mĂȘme son nom signifie hiver. Vous voyez, les glaces primordiales : on revient toujours sans arrĂȘt Ă  ça.

C’est le principe de purification. L’idĂ©e de purification, l’idĂ©e de se purifier quand une chose est partie en vrille, c’est qu’elle doit faire demi-tour. Il faut revenir : il n’y a que le passĂ© qui existe, il faut revenir Ă  la racine.

Tout le principe initiatique consiste Ă  revenir Ă  l’origine, en rĂ©alitĂ©. Tu remontes sans arrĂȘt ton origine – le retour Ă  l’origine, au niveau horizontal comme au niveau vertical.

Tu reviens à ton origine divine par l’initiation. Tu reviens à ton origine divine par Samhain, c’est-à-dire par le rapprochement de l’Edda, par le rapprochement communautaire. Ça, ce sont les deux connexions verticale et horizontale. C’est comme ça qu’on formule le Wolfangel.

Par le síðr, tu reviens Ă  ton origine divine. Par Samhain, la pierre de Gjöll, tu reviens Ă  ton origine communautaire, tu reviens Ă  l’Edda – l’Edda, c’est-Ă -dire l’arriĂšre-grand-mĂšre d’origine. C’est toujours ce mĂȘme symbole-lĂ .

Le problùme que l’on rencontre avec les gens aujourd’hui, c’est qu’ils n’ont pas compris ce principe. Ce qu’a dit le correspondant est donc parfaitement exact : il suffit de couper quelqu’un de son origine et il s’empoisonne tout seul – exactement comme l’eau devient stagnante. Il s’empoisonne tout seul et il devient contagieux en plus pour les autres.

C’est le sens de ce qu’a dit ce chrĂ©tien Ă  Clovis quand il a adhĂ©rĂ© au christianisme : « Votre foi est notre victoire. » À partir de lĂ , c’est cuit. C’est terminĂ©. Ce n’est plus qu’une question de temps. Tu vas pouvoir continuer sur ta lancĂ©e encore un petit moment, mais aprĂšs c’est cuit.

À partir du moment oĂč tu acceptes cette chose-lĂ , c’est fini.

C’est quelque chose de parfaitement connu des affidĂ©s de Fenrir et de Loki – enfin de la maison de Loki en gĂ©nĂ©ral – et que Wodenson, dont les mĂ©rites nous protĂšgent, a parfaitement dĂ©crit dans le texte « Les Portes de l’Esprit », qu’il faut absolument mĂ©diter tous les jours.

De cette maniĂšre, dans les rĂ©gimes soviĂ©tiques – dans les rĂ©gimes qui ont Ă©tĂ© les plus fenririens sur la terre, c’est-Ă -dire les rĂ©gimes communistes – on faisait psychologiquement
 Vous savez, la moitiĂ© du monde soumise au rĂ©gime communiste a Ă©tĂ© un laboratoire en rĂ©alitĂ© ; ce qui se passe maintenant, c’était un essai.

La grande dĂ©monstration qui a Ă©tĂ© faite par les tyrans de cette Ă©poque-lĂ , c’est qu’on peut faire exploser complĂštement quelqu’un – parce que c’est quelque chose que les chrĂ©tiens connaissent depuis trĂšs trĂšs longtemps – en l’obligeant Ă  soutenir, avec sa parole, quelque chose dont il sait que ce n’est pas vrai. C’est quelque chose qui est dĂ©connectĂ© de la puretĂ© par dĂ©finition : vous flinguez complĂštement son compas moral. Ça, c’est une rĂšgle absolue, mĂȘme si le type se croit trĂšs malin et se dit « je les ai bien eus, je leur ai fait croire que je croyais ça ».À partir du moment oĂč il a soutenu la chose qu’il savait ne pas ĂȘtre vraie, son compas moral est cassĂ©. À partir de lĂ , il n’y a plus aucune restriction Ă  ce plan-lĂ . Et donc, effectivement, pourquoi pas le mariage homo, la pĂ©dophilie, des choses comme ça ? Pourquoi est-ce que, fondamentalement, je ne devrais pas, je ne sais pas moi, aller dĂ©penser l’argent du mĂ©nage pendant que mes enfants meurent de faim ? Qu’est-ce qui me retient ? Ce qui te retient, c’est la connexion au divin en toi, c’est la connexion Ă  la vĂ©ritĂ©, c’est la connexion Ă  la puretĂ©.

Et ces choses-là cassent complùtement quelqu’un.

J’explique : le but de la propagande et de la rĂ©pression soviĂ©tique – qui a lieu aujourd’hui chez nous exactement de la mĂȘme maniĂšre – quand on force les gens Ă  faire des proclamations politiquement correctes qui sont totalement contraires Ă  la vĂ©ritĂ© observable, l’idĂ©e n’est pas de leur faire croire quelque chose. L’idĂ©e n’est pas du tout, contrairement Ă  ce que croient mes amis de la rĂ©actosphĂšre, de la FdesouchesphĂšre ou je ne sais quoi, de maintenir le pouvoir de l’oligarchie dominante par des dĂ©lits d’opinion ou la restriction de la libertĂ© d’expression. Ce n’est pas du tout comme ça que ça marche.

L’idĂ©e, c’est qu’à partir du moment oĂč vous avez fait dire Ă  un bobo, Ă  son dĂźner de famille, « pas d’amalgame, tous les musulmans ne sont pas comme ça, ce n’est pas ça l’islam, les musulmans sont nos amis », etc., quand il a dit ça, son compas moral se retrouve explosĂ©. Parce que ses paroles, son amĂ©nitĂ© profonde, sont dĂ©calĂ©es par rapport Ă  la vĂ©ritĂ© objective observable.

C’est le principe mĂȘme des Habits neufs de l’empereur – tout le monde connaĂźt ce conte, j’imagine. L’enfant qui dit « mais l’empereur est nu », parce que c’est un enfant, il est encore pur. Tous les autres sont rentrĂ©s dans le truc.

Et donc le compas moral, à ce moment-là, est complÚtement explosé.

C’est ce que faisaient les soviĂ©tiques : ils savaient trĂšs bien que vous n’y croyiez pas. Si vous voulez, par exemple, le pauvre type complĂštement sans talent qui veut avoir un peu de validation par des retweets sur X va sortir un gros poncif politiquement ultra-correct – « Marine Le Pen est trĂšs mĂ©chante », je ne sais pas quoi. L’idĂ©e est d’avoir de la validation. Le type qui soutient un truc politiquement archi-correct se dit « oh lĂ  lĂ , les fachos », etc. Le type ne croit pas Ă  ce qu’il dit, bien entendu que non ; tout ce qu’il veut, c’est avoir sa petite validation.

Mais en disant quelque chose dont il sait que ce n’est pas vrai, ça lui casse complùtement sa connexion.

C’est un truc qui a Ă©tĂ© absolument Ă©tudiĂ©, dĂ©veloppĂ©, validĂ© de façon systĂ©matique et scientifique en URSS. Les psy de ces rĂ©gimes-lĂ , aprĂšs la chute du mur, expliquaient ça. Encore une fois, n’oublions pas que ce sont les chrĂ©tiens qui ont inventĂ© ça – comme par exemple quand ils ont fait se rĂ©tracter GalilĂ©e.

L’idĂ©e est de contraindre la personne Ă  soutenir par la parole une contre-vĂ©ritĂ© – pas seulement un mensonge, une contre-vĂ©ritĂ©, c’est-Ă -dire l’inverse de ce que ses sens peuvent percevoir. Que nous on se moque et qu’on se demande si elle y croit ou pas, ce n’est pas la question.

Soutenir par la parole une contre-vĂ©ritĂ© objective, totale, dĂ©finitive, par peur de reprĂ©sailles de type policier – personne ne sait s’il est dans son droit car la rĂšgle est Ă©quivoque mais impitoyable. C’est cela l’idĂ©e.

À partir du moment oĂč vous avez rĂ©ussi Ă  contraindre la personne Ă  ça, son compas moral est dĂ©truit. Le psy disait que, neurologiquement, Ă  son niveau de scientifique, il ne savait pas comment ça marchait dans le cerveau, mais Ă  partir de lĂ , la personne est rĂ©tamĂ©e : on peut en faire absolument tout ce qu’on veut – un monstre ou un saint, comme on veut.

Ce n’était pas du tout de la propagande quand des gens qui mangeaient un jour sur trois devaient annoncer aux touristes en URSS qu’ils vivaient dans l’opulence, l’abondance et que tout allait bien. Ces gens-lĂ , aprĂšs, on en faisait ce qu’on voulait.

Le type sait qu’il ne mange qu’un rutabaga un jour sur cinq, c’est tout ce qu’il a pour vivre, mais il doit annoncer partout que l’abondance la plus totale rùgne en URSS. Il fait dix heures de queue devant la boulangerie et il explique qu’il nage dans le lait et le miel.

À partir du moment oĂč il dit ça lui-mĂȘme – parce qu’on lui a expliquĂ© qu’il allait au goulag en SibĂ©rie s’il ne le disait pas avec suffisamment de conviction, qu’il allait au goulag s’il laissait entendre le contraire – Ă  partir du moment oĂč, de lui-mĂȘme, sans ĂȘtre payĂ©, il dit ça, il est cassĂ©. On ne sait pas scientifiquement comment ça fonctionne, mais on sait qu’il est cassĂ© Ă  ce moment-lĂ  : vous pouvez en faire tout ce que vous voulez. Il n’y a plus ce que Wodenson appelle les portes de l’esprit. Elles sont absolument brisĂ©es. Il n’y a plus rien qui tienne.

Tous ces mystĂšres-lĂ  sont expliquĂ©s dans la Lokasenna, mais de façon presque trĂšs mĂ©dicale. C’est le systĂšme qui est en train de s’instaurer en France Ă©galement : « Les musulmans sont nos amis. » Il y a un musulman qui Ă©crase des gens avec un camion et, l’instant d’aprĂšs, on vous force – par peur de l’ostracisation, etc. – Ă  dire le contraire. On vous instille ça de façon subliminale. On prend un type qui a dit du mal de Macron dans un tweet et on lui fait six mois de prison ferme. On vous explique que c’est impitoyable derriĂšre. Vous avez sacrĂ©ment intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre du cĂŽtĂ© du manche.

À ce moment-lĂ , le type se met Ă  parler comme ça, donc il s’autocasse. Et ça, c’est absolument sĂ»r et certain. Ça marche Ă  tous les coups. C’est un auto-lavage de cerveau, c’est une auto-destruction des capacitĂ©s Ă  la noblesse. Et ça, c’est la dĂ©connexion de la vĂ©ritĂ© la plus primordiale, c’est-Ă -dire de la puretĂ©, de l’état d’enfant. C’est encore une fois les Habits neufs de l’empereur.

Voilà, c’est comme ça que le cerveau humain fonctionne.

Alors pourquoi ces gens prĂ©fĂšrent-ils s’abĂźmer l’esprit plutĂŽt que le booster ? C’est une question difficile.

Heureusement, l’initiation, c’est l’inverse : ça consiste Ă  le booster et Ă  monter.

Donc retour Ă  la source, toujours retour Ă  la source. Le roi est nu, l’empereur est nu. Retour Ă  la source. Imbolc pour tout le monde. Buvez du lait. Et ne vous laissez pas empoisonner. Et si on vous a empoisonnĂ©, buvez du lait. Donc revenez Ă  la source : vous Ă©tudiez l’Edda et vous allez vous asseoir au festin de Samhain. Vous ĂȘtes rĂ©parĂ©.

Nos sages disent que, quand on entre dans le jardin d’Iðavöll et qu’on arrive Ă  Glaðsheim, la premiĂšre chose qu’on amĂšne, ce sont les paroles que nous avons prononcĂ©es. C’est la chose la plus importante. Pourquoi ? Parce que ça nous dĂ©finit en tant qu’humains. L’humain est parlant. Ce qui caractĂ©rise les humains, c’est qu’ils sont parlants.Les paroles que nous avons prononcĂ©es, c’est lĂ  que nous allons ĂȘtre jugĂ©s. Les paroles, dit Wotan notre maĂźtre, que l’homme prononce, il reçoit la rĂ©tribution. Toute la rĂ©tribution – c’est-Ă -dire le paiement karmique – va dĂ©pendre des paroles.Vous ĂȘtes un humain, vous ĂȘtes la force rouge de l’univers. C’est trĂšs important.

Le monde repose, disent nos sages, sur le souffle des gens qui font des paroles d’Edda. Le monde entier repose sur ce souffle-là, sur les chants de l’Edda.

C’est-Ă -dire que la personne qui se lĂšve le matin et qui fait la VöluspĂĄ – ah, il a lu un texte Ă  voix haute – Ragnarök a reculĂ© de deux temps Ă  ce moment-lĂ .

  1. Dans l’Ă©tude wotaniste, le nombre 40 dĂ©signe le processus complet de la descente de l’Ă©nergie divine Ă  travers les dix royaumes manifestĂ©es dans chacun des quatre Mondes. Ce nombre symbolise l’incarnation maximale, l’Ă©tat oĂč l’esprit est le plus lourdement enveloppĂ© par les forces de la matiĂšre, de la temporalitĂ© et de l’inertie.

    ‱ La Force Noire et la Rune Laguz (ᛚ) : Laguz est l’une des trois « Runes-MĂšres » et reprĂ©sente la prĂ©dominance de la Force Noire (pĂŽle de la contraction et de la matiĂšre). Elle incarne les eaux profondes de l’abĂźme primordial et l’ocĂ©an du subconscient, agissant comme une matrice qui emprisonne l’Ă©tincelle divine dans la chair.
    ‱ Le cycle de la gestation (Yule Ă  Imbolc) : Sur la roue de l’existence, le nombre 40 marque la distance entre Yule (le moment de la conception et de la fĂ©candation) et Imbolc (le rĂ©veil de l’activitĂ© cardiaque in utero et la sortie symbolique des hibernants). C’est l’instant oĂč l’Ăąme achĂšve sa descente pour devenir un ĂȘtre vivant tangible.
    ‱ L’analogie du Pendu (Atu XII) : Le nombre 40 est liĂ© Ă  l’Atu XII du Tarot, le Pendu, qui illustre l’esprit « marchant sur la tĂȘte », c’est-Ă -dire totalement dominĂ© par les forces matĂ©rielles inertes. Laguz est d’ailleurs surnommĂ©e la « rune de Hamlet », car elle reprĂ©sente le hĂ©ros liĂ© comme un esclave par les nĂ©cessitĂ©s de son incarnation, mais qui doit rester intĂ©rieurement ferme pour traverser l’Ă©preuve.
    ‱ La purification de la matiĂšre : Bien que Laguz annonce le malheur ou l’Ă©preuve au plan divinatoire, elle permet au plan opĂ©ratif de traverser l’obscuritĂ© sans ĂȘtre souillĂ©. Elle est l’eau de Nifelheim qui contient Ă  la fois le poison de la matĂ©rialitĂ© et le nectar de la vie. ↩

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