
Il y a une question qui est arrivée il y a quelques jours, à laquelle il faut répondre.
Un lecteur demande :
« J’ai pris l’habitude de méditer sur les différents noms de Wotan, en suivant mon intuition, les synchronicités divines qui se présentent à moi de temps en temps, et le travail de réflexivité que cela m’inspire, pour tisser un fil rouge qui guide mes choix au quotidien.
Est-ce une pratique qui obéit à des règles spécifiques qu’il conviendrait de suivre ? Et si oui, lesquelles ? »
Alors, la réponse est très simple.
La seule règle, c’est qu’il faut approcher le tout avec révérence.
Parce que prononcer un nom, ce n’est pas un acte neutre.
Lorsque l’on prononce le nom de quelqu’un, on l’appelle réellement.
Même s’il n’est pas géographiquement à portée de voix, on entre en lien avec lui, on l’invoque réellement.
C’est pour cela qu’au plan magique, on recommande de ne pas donner à un enfant un prénom trop commun, trop porté.
Parce qu’un prénom trop prononcé l’épuisera.
Le nom, c’est l’âme.
C’est pourquoi, dans les traditions anciennes, pour bénir quelqu’un, le maudire, ou lui jeter un sort, ce qu’il faut connaître, c’est :
- son prénom,
- et le prénom de sa mère.
Et ça suffit.
C’est le nom religieux, le lien d’âme.
C’est pour cela que le véritable nom du Maître nous est inconnu.
Ses frères, en revanche, nous les connaissons :
- Lóðurr Borson, surnommé Vili – « celui qui sait ce qu’il veut » ;
- Hœnir Borson, surnommé Vé – qu’on pourrait traduire par « le bien-élevé ».
Mais l’aîné, Bor l’a surnommé Wotan, le « cinglé », le « furieux », le possédé de l’Esprit.
On ne connaît que ses surnoms.
Son vrai nom, personne ne le connaît.
Et c’est précisément pour ceka qu’on ne peut pas l’atteindre directement.
Il a littéralement effacé son état civil.
Mais cela ne veut pas dire que ses noms d’appel, ses titres, ses épithètes soient vides.
Au contraire.
Même un surnom porte la force de la personne.
Ce sont des portes. Des points de résonance.
On ne peut pas atteindre Wotan par son nom vrai, mais on peut l’approcher par ses noms choisis, ses surnoms sacrés.
Et donc il faut les prononcer avec révérence.
C’est tout.
Révérence – ce mélange de respect et de crainte, cette conscience que l’on parle à quelqu’un qui entend.
Maintenant, l’habitude que tu décris – méditer sur ses noms, suivre l’intuition, lire les signes, tisser le fil – c’est très bon.
Ça correspond exactement à ce qu’on appelle, dans la hud, l’appel.
C’est-à-dire : la première fois où tu prends la parole,
où tu entres dans la boucle de Wolfsangel et de Ul,
où tu choisis les titres avec lesquels tu vas t’adresser aux Jarls,
et en particulier au grand Wotan.
Et là, il y a une partie personnalisable.
Tu choisis les noms, les titres qui résonnent avec toi.
Ceux avec lesquels tu entres plus facilement en vibration.
C’est une excellente pratique.
Suivre ton intuition,
observer les synchronicités divines,
et tisser ta propre relation avec lui,
c’est très juste.
Et la seule règle, c’est ça :
approcher avec révérence.
Savoir à qui tu t’adresses.
Et ne jamais le faire à la légère.
Voilà, c’est tout.
Mais c’est très bien.
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