
La Conscience en Guerre : L’Arme des Poètes contre le Ragnarök Intérieur
Les meilleurs écrivains et les esprits les plus brillants connaissent eux aussi des moments de léthargie intellectuelle. Chaque fois que vous doutez de vous-même, une barrière se dresse sur votre chemin. À terme, ces obstacles s’accumulent pour former des barreaux.
Pourtant, ce doute n’est jamais réel : il est une construction mentale, un mécanisme que vous érigez pour composer avec la médiocrité environnante.
L’écrivain doit aussi digérer. Il lui faut du temps pour assimiler les expériences et transformer ces fragments du réel en paroles puissantes.
Dans l‘Edda, le doute est la plus grande arme de Loki : semer le doute chez le fils de Heimdallr (l’homme blanc, porteur de la lumière) est la meilleure façon de le neutraliser.
C’est précisément là l’arme de l’ennemi : engourdir l’esprit de ceux qu’il craint le plus. Beaucoup de nos semblables portent en eux une puissance intrinsèque, mais cette force a été endormie. Il est temps de réveiller cette flamme divine.
Le Réveil de l’Étincelle Divine
Il s’agit d’éveiller leur étincelle divine (Wotan, Wodanaz, la fureur divine qui pousse l’homme à se reproduire, à créer et à honorer le Divin) afin que l’homme blanc se libère de sa prison mentale (la Gylfaginning : la mystification de Gylfi1) créée par Loki et sa famille pour détruire notre peuple et hâter le Ragnarök (c’est-à-dire le génocide des Blancs, la mort de nos dieux).
Ce que les Muspelheimers appellent Tikun Olam (réparer le monde) est, pour nous, le Ragnarök : leur victoire est notre défaite.
Le Poète, Bâtisseur des Remparts d’Asgard
L’écrivain, le poète — en d’autres termes, Bragi, le dieu des poètes — détient le ciment (la parole sacrée) nécessaire pour rebâtir les remparts d’Asgard : la conscience aryenne.
Gloire aux écrivains, à ceux qui manient l’épée de l’esprit.
Vígríðr : La Conscience comme Champ de Bataille
Puisque le sujet a été abordé, il faut ajouter que le véritable champ de bataille, la plaine de Vígríðr où se déroule le Ragnarök, peut être vue comme la conscience de notre peuple si l’on examine l’étymologie du mot.
Le véritable combat se déroule dans la conscience elle-même. C’est l’arène des poètes, des hommes de lettres, des écrivains, des conteurs, des publicistes, des créateurs de mèmes et des initiés que l’Edda nomme les Einherjar — ces guerriers qui luttent seuls, mais qui, paradoxalement, forment une armée unie par un même dessein.
- Il n’y que nous même pour nous arrêter à être des dieux. ↩︎
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