
Beltaine

La fête du retour de la lumière et du renouveau de la nature est également perçue comme une nuit hors du temps, envahie par des forces obscures où le monde des morts se mêle à celui des vivants. Tout comme Samhain, elle se caractérise par la présence errante de forces impalpables, de créatures sombres et inquiétantes liées à la Nuit de Walpurgis.

Les festivités incluent également les grands brasiers des « Feux de Beltaine », qui illuminent les ténèbres et célèbrent le soleil régénérateur. Ces feux sont une occasion de réjouissance et de libation en l’honneur de la Terre-Mère.
Lors des célébrations de Beltane, un Mât de Mai, généralement un tronc de bouleau symbolisant la vie et la mort, est érigé au centre du village. Ce mât, représentant l’axe cosmique et un phallus symbolique de fertilité, reste en place jusqu’au solstice d’été où il est brûlé. On danse autour en spirale, les rubans multicolores accrochés à son sommet célèbrent la vie et assurent de futures bonnes récoltes.

À Beltane, des guirlandes d’aubépine sont tressées pour orner le Mât de Mai et les maisons, cette plante symbolisant la virginité et jouant un rôle dans les rites de mariage et de fertilité.

La nuit de Walpurgis, juste avant Beltane, est empreinte d’un caractère chamanique profond. Associée à Walburga, une déesse lunaire liée à la vie et à la mort, cette nuit est un pont vers le monde des défunts, d’où l’association avec les sorcières capables de naviguer entre les mondes. À ce moment précis, les portes sont ouvertes. Durant cette nuit, les couronnes de sureau, censées faciliter la vision des êtres de l’Au-delà, sont portées, pour faciliter le passage entre les mondes.

Le mois de mai, temps des fleurs et de l’amour, voit le muguet devenir la reine des fleurs en France. Associé au parfum de muscade, son nom vient de l’ancien français « musgue » ou « musque », et le terme « mugueter » signifiait autrefois flirter. Offrir du muguet le 1er mai est un geste qui symbolise la chance et évoque l’amour. Appartenant à la famille des liliacées, ce « lis des vallées » était connu sous le nom scientifique de Convallaria maialis, du latin « convallis » (vallée encaissée) et « maialis » (de mai). Ces traditions, qui perdurent encore, illustrent l’importance culturelle et affective du muguet dans les cérémonies et festivités du début mai.
Dans d’autres langues, le muguet est appelé différemment : en allemand, il est connu sous le nom de Maiglöckchen, qui signifie « clochettes de mai », en italien sous le nom de mughetto, et en espagnol muguete.
Les quatre grandes fêtes du cœur des saisons, célèbrent chacune les particularités de leur période respective dans la vie universelle et les activités du clan :
- Samain (1er novembre) met l’accent sur les réunions familiales, l’automne étant la saison des semailles et des chasses, période où la solidarité clanique est primordiale.
- Imbolc (2 février) est dédiée à la purification et au foyer, caractéristiques de l’hiver.
- Beltaine (1er mai) célèbre les compétitions entre jeunes gens, le printemps étant la saison de la croissance et des amours.
- Lugnasad (1er août) est un jour de festin, l’été étant le moment de profiter des fruits des récoltes.
Ce que nous savons
Partout en Europe, on observe d’antiques rituels païens le 1er mai, initialement voués à la déesse de l’aurore. En Irlande, on célèbre Beltane, tandis qu’en Angleterre, la danse autour du mât de mai et la danse Morris rendent hommage à la déesse anglo-saxonne « Ēostre », dérivée de l’allemand « Ostara ». Ces traditions se retrouvent également au Pays de Galles, en Écosse, en Roumanie, en Lituanie et durant les célébrations de Valborg à Uppsala, en Suède.

Historiquement, les mois d’Éostre (mi-avril / mi-mai) et de Thrimilci (mi-mai / mi-juin) annonçaient l’été pour les Saxons, tant en Grande-Bretagne qu’en Allemagne, qui fêtaient alors le Baleday (Bældæġ). On pense que le mât de mai tire son origine de danses avec des lances, recréant un jeu mortel.

De leur côté, les Angles de Northumbrie et de Mercie saluaient l’arrivée de l’été en vénérant Éastre, déesse de l’aurore, originaire de l’actuel Danemark.
Au fil du temps, les traditions des Angles et des Saxons se sont entremêlées.
Nous rendons hommage à Bældæg lors de notre blót de May Day / Beltane. Le nom Beltane provient du celtique *belo-tanos, « feu brillant », et trouve un équivalent dans l’ancien anglais bǣl (bûcher), d’où le terme balefire. Bældæg signifie « jour de feu » et désigne également le dieu Baldr. Jacob Grimm a lié Baeldaeg aux festivités du 1er mai, appelant cette journée Pholtag ou Pulletag (le jour de Phol, autre nom pour Baldr), marquant le commencement de mai.

Les vaches, fraîchement vêlées, étaient traites trois fois par jour et traditionnellement conduites à travers les feux rituels du 1er mai, connus sous le nom des ‘feux de nécessité’.
Pour les scandinaves, le moi de Harpa, le mois des semences (mi-avril / mi-mai) était le mois des filles et accueillait la troisième grande fête sacrificielle de l’année (Sigrblot) pour favoriser la victoire à la guerre.
Feux de joie

Des percussionnistes se produisent devant les restes d’un homme en osier.
Tous les feux de foyer sont éteints avant que le grand feu ne soit allumé, généralement sur une colline par friction entre deux morceaux de bois. Cela est connu sous le nom de feu de nécessité, ou tein’ èiginn en gaélique. C’est un feu sacré qui ne pouvait être allumé qu’avec une perceuse en bois, par un groupe de personnes spécifiques (généralement neuf hommes), après avoir retiré tout métal et après avoir éteint tous les autres feux dans la région. Des écrivains du XIXe siècle relatent de tels feux allumés à Beltane dans les Highlands écossais, et aussi au Pays de Galles. Ses flammes étaient censées protéger contre les maladies, les nuisances surnaturelles et la sorcellerie.

Au XIXe siècle, il était encore courant de faire passer le bétail au-dessus des flammes ou entre deux feux — comme décrit dans le Sanas Cormaic près de mille ans auparavant — dans certaines parties de l’Irlande et de l’Écosse. Parfois, le bétail était conduit autour d’un feu de joie ou devait sauter par-dessus des flammes ou des braises. Les gens faisaient de même pour attirer la chance et la protection. Sur l’île de Man, les gens s’assuraient que la fumée les enveloppait, eux et leur bétail.
Lorsque le feu de joie s’éteignait, les gens se couvraient de ses cendres et en saupoudraient leurs cultures et leur bétail. Des torches brûlantes du feu de joie étaient ramenées à la maison, portées autour de la maison ou des limites de la ferme, et utilisées pour rallumer le foyer. Ces rituels sont considéré comme ayant des pouvoirs protecteurs. Des rituels similaires faisaient partie des coutumes du Premier Mai ou de la Saint-Jean dans d’autres parties des îles Britanniques et de l’Europe continentale. Ces feux sont destinés à imiter le Soleil et à assurer un approvisionnement nécessaire en soleil pour les hommes, les animaux et les plantes, ainsi qu’à brûler et détruire toutes les influences nuisibles.
La nourriture était également cuisinée au feu de joie et il y avait des rituels la concernant. Dans les Highlands écossais, un festin à base d’agneau était organisé, et que jadis cet agneau était sacrifié. Une bouillie faite d’œufs, de beurre, de farine d’avoine et de lait était cuisinée. Une partie du mélange était versée au sol comme libation. Chacun prenait ensuite un gâteau d’avoine, appelé bannoch Bealltainn ou « bannock de Beltane », qui comportait neuf boutons. Chaque personne, face au feu, détachait un bouton à la fois et le jetait par-dessus son épaule, les offrant aux esprits pour protéger leur bétail (un pour les chevaux, un pour les moutons, etc.) et aux prédateurs qui pourraient nuire à leur bétail (un pour le renard, un pour l’aigle, etc.). Ensuite, il faut boire la bouillie.
Un autre rituel impliquant le bannock de Beltane. Le gâteau était coupé et une des tranches marquée au charbon. Les tranches étaient ensuite mises dans un bonnet et chacun en tirait une les yeux bandés. Celui qui obtenait la tranche marquée devait sauter trois fois à travers le feu.
La Reine de Mai

La Reine de Mai, souveraine des fées, est également associée à Flora, la déesse de la terre, ainsi qu’à Freya, dans ses aspects de jeune fille et de mère, elle est la reine du premier jour de l’été qui se produit durant le mois de harpa : le mois des filles.
Il est suggéré que les légendes de la Reine de Mai ont été assimilées par les chrétiens, puisque la vénération de Marie en mai partage plusieurs symboles et rituels avec ces légendes. Néanmoins, la puissance de cette période pourrait expliquer pourquoi tant de religions et cultures célèbrent la jeune vierge ou la mère pendant cette saison.
Dans les coutumes modernes du Premier Mai, une jeune femme du village est symboliquement couronnée Reine de Mai et ornée de fleurs et de guirlandes.
Pour beaucoup de païens, Beltane est le récit du conflit éternel entre la Reine de Mai et la Reine de l’Hiver. Au fil des saisons, la Reine de Mai l’emporte au printemps et se retire à Samhain, renouvelant ainsi le cycle.
Les personnes qui entretiennent des pratiques liées aux fées pourraient envisager de présenter des offrandes durant les célébrations du Premier Mai. En effet, les bénédictions de Beltane sont particulièrement significatives pour les fées, car elles sont intimement connectées aux cycles saisonniers, bien plus que nous le sommes actuellement.
La Danse du Mât de Mai

Selon la tradition de Beltane, un mât de mai, représentant un symbole phallique, est dressé pour incarner les puissantes bénédictions du dieu céleste. Ce mât est couronné d’une guirlande de fleurs qui représente la fertilité de la déesse.
La danse autour du mât est effectuée par des jeunes hommes et femmes qui, munis de rubans multicolores, s’entrecroisent en tournant autour du mât. Les rubans tissés ensemble créent une forme qui symbolise l’utérus de la terre.
Ce que nous savons vraiment
Le Sigrblót se déroule au début de l’été, qui commence dans les environs du 14 avril selon le calendrier islandais. Il avait donc très probablement lieu lors de la pleine lune suivant le premier jour de l’été, ce qui coïncide généralement avec la fin avril ou le début mai.
Sigrblót, Célébration de la Victoire
Les textes de la Saga des Ynglingar et du chant d’Hyndla décrivent un rituel estival de victoire dédié à notre maître Wotan, le dispensateur de force et de victoire.
Une défaite impliquait des risques significatifs, mettant en jeu la sécurité de l’individu, de sa famille, de son clan et de son peuple, il était alors primordial d’invoquer les dieux lors d’un sacrifice pour la vixtoire. Adam de Brême rapporte ainsi que c’est Wotan qui dirige les guerres et qui octroie aux hommes la force nécessaire pour vaincre leurs adversaires. Le chant d’Hyndla nous révèle aussi que c’est Wotan qui accorde à certains la victoire et à d’autres la richesse. Le Hávamál 156 nous décrit la conduite d’amis au combat, et qu’il faut utiliser un galdr de victoire pour leur protection. Notre maître Aldfaðir, connu sous plusieurs noms évocateurs comme Sigrfaðir, le Père de la Victoire, Sigrgjafi, le Donateur de Victoire, et Sigrtýr, le Dieu de la Victoire, est celui qui distribue la victoire et il est bon de l’invoquer à ce moment prévis de l’année.
Quant à Týr, en tant que divinité guerrière, prêtre des champs de bataille et Prince des Temples, il est mentionné dans les Dits de Sigrdrífa et dans lequel il est conseillé de connaître les runes de la victoire, de les graver sur le pommeau de l’épée, sur le dos et sur la lame et alors d’invoquer Týr deux fois.
Que Wotan et Týr nous accordent la victoire dans les conflits et les combats qui nous attendent avec l’arrivée de l’été et qu’il en soit ainsi!
8. Lagasetning Óðins.
Óðinn setti lög í landi sínu, þau er gengit höfðu fyrr með Ásum. Svá setti hann, at alla dauða menn skyldi brenna ok bera á bál með þeim eign þeirra; sagði hann svá, at með þvílíkum auðœfum skyldi hverr koma til Valhallar, sem hann hafði á bál; þess skyldi hann ok njóta, er hann sjálfr hafði í jörð grafit: en öskuna skyldi bera út á sjá eða grafa niðr í jörð. En eptir göfga menn skyldi haug gera til minningar; en eptir alla þá menn, er nökkut mannsmót var at, skyldi reisa bautasteina; ok hélzt sjá siðr lengi síðan. Þá skyldi blóta í móti vetri til árs, en at miðjum vetri blóta til gróðrar, hit þriðja at sumri, þat var sigrblót. Um alla Svíþjóð guldu menn Óðni skatt, penning fyrir nef hvert, en hann skyldi verja land þeirra fyrir úfriði ok blóta þeim til árs.
8. La promulgation des lois par Óðins.
Óðinn établit des lois dans son pays, celles qui avaient précédemment régi parmi les Ases. Il décida que tous les hommes morts devaient être incinérés et emportés sur un bûcher avec leurs biens. Il affirmait que chacun arriverait au Valhalla avec les richesses qu’il avait sur son bûcher; il devait aussi jouir de ce qu’il avait enterré dans le sol : les cendres devaient être dispersées en mer ou enterrées dans la terre. Après la mort des hommes éminents, un monticule devait être érigé en leur mémoire; et pour tous ceux qui avaient quelque dignité, un menhir devait être érigé; et cette coutume se perpétua longtemps après. On devait sacrifier à l’approche de l’hiver pour une bonne année, à mi-hiver pour la fertilité, et le troisième au début de l’été, ce qui était le sigrblót. Dans toute la Suède, les gens payaient un impôt à Odin, un penny pour chaque nez, et il devait protéger leur pays contre l’agression et sacrifier pour leur prospérité.
3.
Gefr hann sigr sumum,
en sumum aura,
mælsku mörgum
ok mannvit firum;
byri gefr hann brögnum,
en brag skaldum,
gefr hann mannsemi
mörgum rekki.3.
Il accorde la victoire à certains,
et à d’autres de l’or,
l’éloquence à beaucoup
et la sagesse aux hommes ;
il donne un vent favorable aux marins,
et de l’inspiration aux poètes,
il octroie le courage
à de nombreux guerriers.6.
Sigrúnar skaltu kunna,
ef þú vilt sigr hafa,
ok rísta á hjalti hjörs,
sumar á véttrimum,
sumar á valböstum,
ok nefna tysvar Tý.6.
Tu dois connaître les runes de la victoire,
si tu désires obtenir la victoire,
et les graver sur la poignée de l’épée,
certaines sur les gardes,
d’autres sur les plates de la garde,
et invoquer deux fois Týr.
Ce que ma grand-mère dit
Il est dit que les mauvais penchants, ou les impulsions, telles que les médisances, ont tendance à s’accentuer lorsqu’on rentre ou sort dans un jour marqué, soit par une Mesa ou soit simplement par le cœur de semaine.

Beltaine signifie « Flamme brillante » ou « Brillance de la flamme », le terme « brillant » pouvant également être interprété comme « lumineux ». Le passage vers Beltaine implique un décalage de Ior vers Yr (Yr représentant une dorure). Beltaine incarne l’aspect lumineux du feu, contrairement à la mesa qui l’ajuste sur Yggdrasil (Litha), où elle représente l’aspect chaleur du feu.
C’est une période clé pour Baldr, symbole de jeunesse, de beauté et de lumière.
Tout être vivant aspire à maximiser son exposition à la lumière. Ainsi, si nous ne parvenons pas à captiver quelqu’un avec l’Edda, qui est la source de lumière la plus pure, la faute nous incombe car nous n’avons pas su concentrer suffisamment cette lumière. Il en va de même pour nos enfants. Les mots, la lumière dont ils ont besoin pour progresser, doivent venir spécifiquement de nous (sinon, ils ne se seraient pas incarnés comme nos enfants). C’est cette formule, cette rune, dont ils ont essentiellement besoin pour avancer, tout comme les personnes qui nous sont proches. Cependant, cela s’applique uniquement à ce que nous avons véritablement compris, et non aux connaissances simplement accumulées.
Lorsqu’on enseigne, il est essentiel mettre Othilia autour de la flamme, car l’objectif est de contracter la lumière, non pas de brûler tout le monde avec les plus grandes lumières possible. Cela suit le même principe que les analogies bachiques de Wotan. Plus on s’adresse à des niveaux inférieurs dans les hiérarchies humaines, moins les individus sont capables de « tenir l’alcool » de la connaissance, ce qui va jusqu’à l’interdiction religieuse de consommer de l’alcool chez les Skrealings.

Nous vivons soit par connexion (hémisphère droit, Calc) soit par calcul (hémisphère gauche, Stan). Lorsque des musiciens brûlent pour la lumière d’avoir des foules hurlantes, ils réussissent. En revanche, lorsqu’ils commencent à calculer comment maximiser leurs ventes – c’est la fin de leur succès.

Le niveau spirituel d’une personne peut être jugé par sa capacité à rester inaffecté par les affronts (comme si les affronts glissaient sur lui). C’est aussi un très bon moyen de savoir où on en est personnellement.
C’est le sens de Baldr que rien ne peut l’atteindre lorsqu’on lui jette des choses dessus.
Beltaine symbolise le cœur du printemps, capturant l’essence même de cette saison de renouveau, jeunesse, beauté et lumière, et marquant aussi le commencement des beaux jours et le papillon en est son emblème de sainteté, pour la belle saison.

La planète associée à la rune Yr est Vénus, ce qui signifie que la luminosité de la flamme nous guide depuis le pilier central vers celui de la générosité (déviation vers la gauche1). Vénus, l’étoile du matin, est aussi appelée Phosphorus.
Il est dit qu’il est essentiel d’introduire du muguet chez soi ce jour-là.
Il est dit que Beltaine et les beaux jours correspondent à ce que nous définissons généralement comme le bonheur. Nous résonnons, autant que notre niveau le permet, pleinement avec Baldr durant cette période. À Litha, Baldr meurt, rendant cette période éphémère, comme le passage rapide de « l’hirondelle bleue ».
La véritable joie réside dans l’ascension du désir, du bonheur et de l’accroissement de la lumière vers Litha.

La rune Yr signifie « un arc », mais aussi « une dorure ». Cet arc est tendu vers ce qui représente pour nous le bonheur. Cette abondance de lumière nous est offerte pour nous pousser à avancer, attirés par la dorure.
Toute cette Lumière nous attire pour nous forcer à avancer, puis on nous la reprend brutalement, de manière apparemment outrageante et injuste (meurtre de Baldr par Hodr et Loki).
Il est aussi dit que Beltaine est la fête des compétitions entre jeunes gens, puisque le printemps est l’époque de la croissance et des amours.

Il est raconté que le mystère du muguet réside dans le fait que la force blanche s’y est complètement intégrée à la terre. Ainsi, à partir de Beltaine, les dualités s’effacent pour laisser place uniquement à la joie. C’est la manifestation visible d’Ingwaz.

Après Beltaine, nous empruntons le chemin de Tiwaz. Il est paradoxal de ressentir à ce moment-là les vibrations de Baldr (joie, renouveau, jeunesse, beauté, lumière, etc.), car Tiwaz incarne des principes bien plus rigoureux tels que la guerre, la destruction et le nihilisme.
Sowilo est le feu de lumière de Beltaine. Naudhiz est le feu d’ombre de Litha.
Enfin, ce qu’il faut retenir, c’est que dès Beltaine c’est Litha.
Alu

- Déviation vers la gauche quand nous sommes à la place de l’arbre, pour l’observateur c’est vers la droite. ↩︎
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